Il est incontestablement le meilleur togolais sur le 30e tour international cycliste du Togo et surtout l’un des coureurs les plus combatifs de l’épreuve malgré toutes les péripéties qui jalonnent son parcours. Tchalem Nyouleleng, doté d’un mental sans égal, fait montre de résilience à toute épreuve. C’est à juste titre que le gendarme cycliste togolais détient en ce jour, trois maillots essentiels du tour.

Maillot à pois de la montagne
A son actif, le maillot à pois du meilleur grimpeur, (pourtant Tchalem Nyouleleng est un rouleur) avec à la clé la plus longue échappée du tour (120km), le togolais est aussi le symbole de la résilience. Puisqu’après son échec sur la troisième étape, celle de Kara dont il est aux portes avant de se faire doubler à 3km de l’arrivée, l’homme trouve suffisamment la force de remporter ce mercredi, les deux sprints intermédiaires prévus sur la 5e étape, celle courue entre Sotouboua et Atakpamé sur 128,7 km.
Récompense avec le maillot blanc qu’il arbore fièrement. Et c’est tout logiquement que Tchalem Nyouleleng reste avant la sixième étape prévue ce mercredi entre Atakpamé et Badou distante de 90,4km, le meilleur togolais du tour. 19e au classement général.

Maillot des sprints intermédiaires
Tchalem Nyouleleng suscite admiration
Mahamadou Cissé Directeur Sportif de la Côte D’Ivoire affirme avoir « mal au cœur de ne l’avoir pas vu enlever l’étape de Kara après avoir déposé adversaires et partenaires sur plus de 100km d’échappée. »
Aurélien Ravel, coureur de l’équipe exprime « tout son respect au regard du matériel » utilisé par le togolais.
Enfin Julien Amadori, vainqueur de la 4e étape à Sokodé, formule le souhait de « voir le togolais remporter au moins une étape sur le tour. »
Signalons qu’avant la sixième, étape promise aux grimpeurs, le maillot jaune a changé d’épaule au terme de la cinquième. Le malien Diamounténé Tiemokoko devance de 43 secondes, le burkinabé Bouda Rassid et son compatriote, Diarra Siriki de 47 secondes.
D.A.
