La Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), sous l’impulsion de son président Maître Henoc Boyodi et avec le parrainage du Grand Rabin Albert Messan Koudossou, a organisé ce samedi à Lomé un « Open de la réconciliation ».
Cette initiative vise à dépasser les divisions internes qui freinent la discipline depuis plusieurs années, à réunir l’ensemble des acteurs et à redonner un souffle nouveau au taekwondo togolais.
Une mobilisation des clubs
De nombreux clubs ont répondu présent, venus de la capitale et de l’intérieur du pays. Parmi eux, Blooming Taekwondo Collège, IYF Taekwondo Club, Thoni, Dragon, Gazelles, Kpogan, Athletes in Action, INAMA, Lotus, Tigre Noir, Intelligent Fighters, TAC Turbo, ainsi que plusieurs autres formations. Cette diversité illustre la volonté de rassembler tous les acteurs du Taekwondo autour d’un même tatami.
Des combats relevés
Sur le plan sportif, les affrontements se sont déroulés dans plusieurs catégories olympiques (-68 kg, -80 kg, +80 kg), réunissant athlètes masculins et féminins. La participation du mondialiste Ibrahim Mamoudou, référence du taekwondo togolais, a donné un éclat particulier à la compétition. Les plus jeunes, âgés de 9 à 17 ans, ont également été mis en valeur à travers des épreuves de frappe sur cibles, signe d’une attention portée à la relève.

L’esprit de réconciliation
Le vice-président de la FTTKD, Maître Jean Kondo Ollanlo, a salué l’esprit de retrouvailles qui a marqué l’événement. Selon lui, le président a privilégié l’écoute et le dialogue avant de proposer ce cadre fédérateur.
« Cet Open est né de la volonté commune de se retrouver sur le tatami, loin des tensions, afin de reconstruire ensemble », a-t-il expliqué.

Maître Jean-Médard Djondo, responsable de l’IYF Taekwondo Club, a abondé dans le même sens, soulignant l’importance d’apprendre à vivre et travailler ensemble malgré les divergences. Il a appelé à pérenniser l’initiative par des éditions régulières.

Quelques anciens maîtres recevant des attestations d’honneur
Une dynamique encourageante
Si tout n’est pas encore parfait, les responsables se disent confiants. Le niveau technique observé, la qualité de l’organisation et le retour d’acteurs absents depuis plusieurs années sont perçus comme des signes positifs.
« Le taekwondo togolais a longtemps souffert des divisions humaines, mais il peut renaître grâce à la volonté collective », a confié le vice-président.

La compétition s’est achevée par une cérémonie de récompenses aux vainqueurs et la remise de certificats d’honneur aux anciens, en reconnaissance de leur contribution à la discipline.
E.V.
