Ce vendredi 30 janvier 2026 à l’école Ephphata de Djidjolé, Plus de cent cinquante élèves sourds-muets du primaire et du collège ont participé à l’édition 2026 du camp sportif pour les élèves sourds organisé par l’ONG Le Vrai CEP, en partenariat avec le programme Envest Togo et plusieurs associations sportives.
Depuis trois ans, ce camp offre aux enfants en situation de handicap auditif un espace pour s’exprimer, se dépasser et découvrir de nouvelles disciplines. L’édition 2026 s’est distinguée par la panoplie des activités proposées : football, basketball, badminton, course (relais et haies), hockey, rollers, taekwondo et tennis.

Au-delà de la découverte, les enfants ont montré une remarquable capacité d’adaptation. Aux côtés de joueurs de football amputés, ils ont appris les bases de chaque discipline, du coup de pied en taekwondo à la maîtrise du stick en hockey. Sur ce dernier terrain, la performance a surpris plus d’un observateur. Gabin Toko, Directeur Technique National de la Fédération Togolaise de Hockey, a confié : « Leur réactivité et leur prise en main du stick dépassent parfois celle des adultes. Avec un peu d’entraînement, ces enfants pourraient former une équipe compétitive et participer à des championnats nationaux.»
Pour la direction de l’école, l’événement est bien plus qu’une animation. Justin Kodjo Bemou, directeur général, souligne :
« Ce programme permet à nos enfants de se divertir, mais surtout de croire en leurs capacités. Nous allons les sensibiliser et les encourager à s’investir dans la discipline de leur choix. Je remercie sincèrement les initiateurs et les associations sportives. »

La grande annonce de cette édition fut la construction prochaine d’un complexe sportif. Jean-Marie Attila, directeur de l’ONG Le Vrai CEP et membre du programme Envest Togo, précise :
« L’objectif est de fournir des infrastructures adaptées pour que ces enfants puissent s’entraîner dans les meilleures conditions et viser le haut niveau. Certains montrent déjà un excellent potentiel en taekwondo, tennis et autres disciplines. Pourquoi ne pas envisager des équipes nationales et leur participation à des compétitions internationales ? »
À Ephphata, le sport devient vecteur d’inclusion, de dépassement et de reconnaissance.
E.V.
