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Rédigé par 12 h 08 min Culture

Culture/Cuisine : Acte 2 du “Ayimolou Festival” sous le signe du consommé local

Placée sous le thème « Les entrepreneurs du secteur du ayimolou face aux défis de l’utilisation du riz local », cette édition met en avant un enjeu majeur ; substituer le riz importé par des variétés produites au Togo.

Les organisateurs du Ayimolou Festival (AYIF) ont lancé officiellement la deuxième édition de l’événement lors d’une conférence de presse tenue jeudi 29 janvier 2026, dans la salle Africa du CETEF Togo 2000. Le festival se déroulera du 3 au 8 avril 2026 sur l’esplanade face au CETEF.

Valoriser un mets togolais

Événement culinaire et culturel, AYIF met en lumière le ayimolou, plat emblématique du sud du Togo, et son équivalent watchè à Sokodé et Kara. Héritage culinaire transmis de génération en génération, il constitue aussi une activité économique portée majoritairement par des femmes restauratrices.

Fort du succès de la première édition, les organisateurs veulent franchir un nouveau cap. « Le festival de l’année passée nous a apporté de très bons résultats. Nous avons reçu de nombreux retours positifs des clients. Cette année, nous comptons aller encore plus loin, avec plusieurs améliorations », confie Daniel Folly, vendeur du ayimolou.

Des innovations pour 2026

La deuxième édition s’étend désormais sur six jours, contre quatre l’an dernier. Elle s’accompagne du lancement d’un site internet et d’une application mobile dédiée à la vente du ayimolou à travers le pays. Les organisateurs visent 50 000 festivaliers, contre 15 000 en 2025, et près de 20 restauratrices, contre une douzaine auparavant.

Placée sous le thème « Les entrepreneurs du secteur du ayimolou face aux défis de l’utilisation du riz local », cette édition met en avant un enjeu majeur ; substituer le riz importé par des variétés produites au Togo.

« Le constat, c’est que la majorité des entrepreneurs utilisent du riz venu d’Asie ou des États-Unis. Pourtant, nous avons aujourd’hui sur le marché togolais le riz Bio Village, le riz Bon Goût de Tchamba, le riz Délice. Ces efforts nationaux ne sont pas encore valorisés dans la commercialisation du ayimolou. Notre objectif est de projeter ces défis et d’y apporter des solutions », explique Bernard Bodji Bokodjin, promoteur du festival.

Au-delà de la gastronomie

Panels et échanges viendront enrichir le programme autour de l’entrepreneuriat, de la culture, de la valorisation des produits locaux, mais aussi de la gestion des ressources humaines et de la santé des restauratrices. Pour la deuxième année consécutive, l’événement bénéficie du parrainage de la mairie du Golfe 2, confirmant son rôle dans la promotion du patrimoine culinaire togolais.

Wan.

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