Du 17 au 19 décembre 2025, New Delhi accueille le deuxième Sommet mondial sur la médecine traditionnelle, organisé conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Inde.
Cet événement réunit une centaine de pays, dont 14 États africains, ainsi que des décideurs politiques, des scientifiques, des chefs autochtones et des praticiens. L’objectif est de concilier les savoirs traditionnels et les innovations scientifiques pour améliorer l’accès à des soins sûrs, personnalisés et abordables, tout en renforçant la réglementation des pratiques traditionnelles.
Un contexte mondial alarmant
En 2024, la Banque mondiale révélait que 4,5 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale, n’avaient toujours pas accès à des services de santé essentiels. En Afrique subsaharienne, 408,6 millions de personnes étaient concernées, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Face à cette réalité, le sommet vise à réduire les inégalités d’accès aux soins et à accélérer la mise en œuvre de la stratégie mondiale de l’OMS pour la médecine traditionnelle (2025-2034).
Une complémentarité nécessaire
L’OMS souligne que près de 90 % de ses États membres (170 sur 194) rapportent que 40 à 90 % de leur population recourent à la médecine traditionnelle. Son intégration dans les systèmes de santé est jugée cruciale pour élargir l’accès à des soins abordables et centrés sur la personne, tout en progressant vers la couverture sanitaire universelle. Selon l’ONU, cette approche pourrait réduire les dépenses catastrophiques en santé et améliorer les résultats thérapeutiques.
« Une collaboration plus étroite et les technologies de pointe telles que l’IA, la génomique, la biologie des systèmes, les neurosciences et l’analyse avancée des données peut transformer la manière dont nous étudions et appliquons la médecine traditionnelle ; Nous devons appliquer la même rigueur scientifique à l’évaluation et à la validation de la biomédecine et des médecines traditionnelles » a fait valoir le Dr Sylvie Briand, scientifique en chef de l’OMS.
Ce sommet s’impose comme une réponse concrète aux défis d’accès aux soins, offrant une voie vers des solutions équitables et durables pour des milliards de personnes encore exclues des systèmes de santé essentiels.
Wan.
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