La Fédération Togolaise de Football (FTF) a ouvert, ce lundi 26 mai 2025 à son siège, la troisième session de formation des entraîneurs de football féminin. Soutenue par la FIFA, la GIZ et l’ONG française La Guilde, cette session s’inscrit dans un projet national de développement du football féminin à la base. Elle se déroule jusqu’au 30 mai.
Placée sous le thème « Le sport au service de l’émancipation des femmes », cette session constitue la dernière étape d’un programme en trois volets. Elle réunit une cinquantaine de participants hommes et femmes venus des cinq régions du pays : enseignants d’EPS, éducateurs et responsables de centres de formation féminins.

Former pour émanciper
Au-delà des aspects techniques, la formation met un accent particulier sur le leadership féminin. Lors de l’ouverture officielle, en présence du Directeur Technique National Eklu Siabi François Dodzi, le Secrétaire Général de la FTF, Hervé Agbodan, a insisté sur l’importance de cet enjeu.
« C’est de permettre d’abord aux participants d’acquérir les outils nécessaires pour développer leur leadership et pouvoir travailler. Parce que sans leadership, vous ne pouvez pas accueillir les enfants ou les jeunes. C’est important, surtout quand on parle des dames dans le sport, le football. Le problème de déficit de leadership est assez réel et il faut nécessairement leur donner les outils nécessaires pour pouvoir s’y prendre. »
La formation est assurée par Kai Tomety, sélectionneure des Éperviers dames, et Kossigan Koudanou, instructeur international en sport et développement. Elle alterne théorie et pratique. Les modules portent sur la planification, la gestion d’un groupe féminin, la pédagogie sportive, ainsi que la transmission de valeurs d’autonomie aux jeunes filles.
« La thématique n’a pas changé. C’est toujours le développement des compétences éducatives qui doivent servir le sport, dans le sens où les entraîneurs ne sont plus aujourd’hui appelés seulement à parler de discipline tactique, de compétences techniques et sportives. Ils sont également appelés à utiliser surtout le football pour faire passer des messages éducatifs pour les jeunes filles. L’objectif, c’est d’amener, à travers les séances de football, à développer chez les enfants, les jeunes filles qui jouent au football, des compétences d’autonomisation, qui leur permettent de se comporter en véritables maîtresses de leur avenir… », explique Koudanou.
Un terrain d’expression et de transformation
Pour des bénéficiaires comme Mawoumekou Kodjo Mawouto, enseignant d’EPS à Aného, et Abiré Ateyo, enseignante au CEG Kara Tomdè, le football représente un véritable outil d’émancipation, de confiance en soi et d’expression pour les jeunes filles. À leurs yeux, cette formation est un acquis précieux qui leur permettra de mieux encadrer et accompagner leurs élèves dans un environnement plus inclusif et valorisant.
E.V.
