Le 6 février 2025, à Barcelone, l’athlète Ougandais Jacob Kiplimo marquait l’histoire de l’athlétisme mondial en bouclant son semi-marathon en 56 minutes et 42 secondes. Il devenait alors le premier homme à descendre sous la barre mythique des 57 minutes, une performance initialement saluée comme un nouveau record du monde.
Cependant, un an après cet exploit, World Athletics est revenue sur cette performance. La Fédération Internationale d’Athlétisme a officiellement annoncé que ce chrono ne serait pas homologué en tant que record du monde.
Les raisons du refus
Selon World Athletics, l’épreuve s’est déroulée avec une assistance jugée irrégulière, en contradiction avec les règles techniques en vigueur. L’instance pointe du doigt la voiture ouvreuse : les images de la retransmission montrent en effet Kiplimo courant une grande partie de l’épreuve à une dizaine de mètres seulement du véhicule équipé du chronomètre officiel.
Pour la Fédération, cette proximité a pu offrir un avantage aérodynamique en réduisant la résistance de l’air (phénomène d’aspiration), ce qui contrevient aux conditions strictes exigées pour l’homologation d’un record planétaire.
Un précédent pour l’Ougandais
Ce revers n’est pas une première pour Jacob Kiplimo. En 2018, il avait déjà vu un record du monde sur 10 km refusé pour des raisons techniques.
En conséquence, le record du monde officiel du semi-marathon reste la propriété de l’Éthiopien Yomif Kejelcha, établi à Valence en octobre 2024. Toutefois, le temps de Jacob Kiplimo demeure, officieusement, la performance la plus rapide jamais enregistrée sur la distance.
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Crédit photo : D.R
