Du 12 au 19 octobre, la sélection togolaise de tennis de table a participé aux Championnats d’Afrique à Radès, en Tunisie.
Composée de trois jeunes talents Elias Agbodjan, Assou Atarou et Sedik Tchagolé , la délégation togolaise a signé une double performance notable.
En battant la Côte d’Ivoire (3-2), les Togolais ont validé leur qualification pour la Coupe du monde 2026, prévue en Angleterre. Ils ont ensuite atteint les quarts de finale, avant de s’incliner face à l’Algérie (0-3).
Le Directeur Technique National de la Fédération Togolaise de Tennis de Table (FTTT), Amah Amédée, revient sur cette performance et les perspectives pour la discipline.
Lisez plutôt .
Ahouevi : Quel bilan tirez-vous de la participation du Togo aux Championnats d’Afrique ?a
Amah Amédée : Le bilan est globalement positif. Notre principal objectif était la qualification pour le Championnat du monde 2026, et il a été atteint. Le staff technique a travaillé intensément pour y parvenir.

Directeur Technique National de la Fédération Togolaise de Tennis de Table (FTTT), Amah Amédée
Ahouevi : Quelles ont été les clés de cette qualification ?
Amah Amédée : Ce n’est pas une première pour le Togo, mais cette fois, nos deux meilleurs joueurs Kokou Dodji et Agbetoglo Komi Mawussi n’ont pas pu faire le déplacement. Nous avons donc présenté une équipe jeune, qui a su répondre aux attentes. Le format de la compétition, débutant par les épreuves individuelles, a permis à nos joueurs de s’adapter progressivement. Lors des matchs par équipe, ils ont appliqué les consignes avec rigueur. Sur le plan technique et tactique, l’encadrement a su transmettre des directives claires qui ont porté leurs fruits.Ahouevi : Comment envisagez-vous la préparation pour le niveau mondial ?
Amah Amédée : La qualification est acquise, mais le travail ne fait que commencer. Elias Agbodjan, décisif contre la Côte d’Ivoire, bénéficie désormais d’une bourse olympique qui lui permettra de participer à des stages dans plusieurs centres internationaux. Assou Atarou, Sedik Tchagolé et d’autres jeunes basés à Lomé intégreront également un programme de préparation rigoureux. L’objectif est de présenter une équipe compétitive à Londres.
Ahouevi : Quelles actions la Fédération et la DTN comptent-elles mener pour capitaliser sur cette dynamique ?
Amah Amédée : Depuis l’arrivée du nouveau bureau dirigé par le président Vaast Edah, nous avons engagé un travail de fond. Cette qualification renforce notre dynamique et donne un nouvel élan à la saison à venir. Un programme scolaire est prêt à être lancé pour initier les élèves au tennis de table dans tout le pays, y compris dans les zones reculées. Cela nous permettra de détecter de nouveaux talents et de les intégrer dans un parcours fédéral structuré.
Propos recueillis et retranscrits par E.V.
