Bluemind Foundation a officiellement lancé, ce lundi 20 octobre 2025 à Lomé, son programme de formation Heal by Hair, un mouvement de coiffeuses ambassadrices de la santé mentale.
La cérémonie s’est tenue à l’amphithéâtre Johnson de l’Université de Lomé.
Un engagement pour la santé mentale
Placée sous le slogan « La santé mentale, c’est la santé. », cette initiative vise à soutenir les femmes en détresse à travers un réseau de coiffeuses formées à l’écoute active. Les salons de coiffure deviennent ainsi des espaces de dialogue, de partage et d’orientation vers des professionnels de santé.
« Ce programme permettra de former des coiffeuses pendant trois jours à devenir de meilleures écoutantes pour leurs clientes, et ainsi contribuer à améliorer leur bien-être mental », a rappelé Marie-Alix de Putter, présidente de Bluemind Foundation.

Une initiative panafricaine
Créé il y a environ quatre ans, Heal by Hair est déjà implanté dans trois pays africains : Cameroun, Côte d’Ivoire et Togo. À ce jour, plus de 400 coiffeuses ont été formées et sont devenues ambassadrices de la santé mentale dans leurs communautés.
« Après la formation, ma perception de la santé mentale a changé. J’ai beaucoup appris et j’encourage toutes mes collègues coiffeuses à suivre cette formation. Elle est bénéfique pour nous et pour nos clientes. Quand une cliente se confie, je l’écoute, je l’apaise, et si nécessaire, je l’oriente vers un psychologue.», témoigne une participante.
Formation et accompagnement
La session de Lomé réunit 400 coiffeuses pour trois jours de formation. Elles bénéficieront ensuite d’un accompagnement de six mois, assuré par les psychologues de la Fondation.
« Cet accompagnement permettra de les suivre individuellement et collectivement, de les réunir chaque mois avec nos psychologues, et d’orienter les clientes vers des structures de soins, notamment grâce à l’appui de médecins qui auront préalablement formé les coiffeuses », a précisé Marie-Alix de Putter.

Des ambassadrices de proximité
À travers ce programme, les coiffeuses apprennent à écouter, à repérer les signes de détresse psychologique et à orienter les personnes concernées vers des professionnels qualifiés. Elles deviennent ainsi des relais essentiels pour améliorer la santé mentale dans leurs communautés.
WAN.
