Les 8 et 9 octobre 2026, le siège de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à Lomé a accueilli un séminaire sous-régional consacré à la continuité d’activité, à la reprise d’activité et à la gestion de crise. L’événement visait à dresser un état des lieux des risques majeurs auxquels font face les organisations à l’ère du numérique, tout en posant les bases d’une dynamique collective de coopération et de préparation réciproque.
Les cyberattaques au cœur des préoccupations
S’appuyant sur les données du baromètre des risques Allianz 2024, les intervenants ont rappelé que les cyberattaques constituent désormais la principale préoccupation des organisations, devant les interruptions d’activités, les catastrophes naturelles, les évolutions réglementaires ou les défaillances d’infrastructures.
L’usage à outrance de l’intelligence artificielle (IA) par les cybercriminels, la multiplication des campagnes de phishing et la prolifération des rançongiciels accroissent la vulnérabilité des entreprises et des institutions publiques. Face à ces enjeux, les échanges ont mis l’accent sur la gouvernance de l’IA, le rôle crucial du capital humain et la formation des collaborateurs à travers des feuilles de route validées par les directions. Les participants ont également souligné la nécessité de raccourcir les délais d’alerte, d’actualiser les analyses d’impact métier, de réduire la dépendance envers les personnes clés et d’intégrer les prestataires critiques aux dispositifs de continuité.

Photo d’ensemble des cadres, invités, participants
Mesures pratiques et simulation de crise
Au cours des ateliers thématiques, plusieurs leviers de résilience ont été abordés : détection rapide des incidents, canaux de communication alternatifs, disponibilité des réseaux télécoms et résilience des centres de données. Les experts ont préconisé la régularité des exercices pratiques ainsi que le partage de retours d’expérience.
Enfin, une simulation de cyberattaque visant une entreprise agro-industrielle imaginaire cotée en bourse, a permis de tester la gestion de crise en conditions réelles. L’exercice a permis de mettre en exergue quelques points clés en situation de crise à savoir, (i) la protection des collaborateurs, (ii) l’isolement des systèmes compromis, (iii) le fonctionnement en mode dégradé et (iv) le maintien de la confiance des partenaires.
Dans un environnement marqué par la multiplication des menaces, la résilience s’impose comme un enjeu stratégique de gouvernance et de confiance. Plus d’une quinzaine d’institutions sous régionales ont pris part à ce séminaire sous régional.
Wan.
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