Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 20 h 29 min Société

Société/ Togo : Lomé accueille la 18ᵉ réunion bilan du PR-PICA

Au-delà des chiffres, les participants évaluent les résultats de la recherche agronomique pour adapter la production aux nouvelles réalités environnementales.

La capitale togolaise abrite du 14 au 17 avril 2026 les travaux de la 18e réunion bilan du Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique. Entre évaluation de la campagne écoulée et définition des priorités pour 2026, les délégués travaillent sur trois défis majeurs : la résistance à la sécheresse, la lutte contre les nouveaux parasites et l’amélioration des pratiques agronomiques.

Un rendez-vous stratégique pour la résilience

Prévue pour durer quatre jours, cette rencontre annuelle a pour objectif principal de dresser le bilan de la campagne cotonnière 2025-2026. Au-delà des chiffres, les participants évaluent les résultats de la recherche agronomique pour adapter la production aux nouvelles réalités environnementales. L’innovation est au cœur des débats pour rendre l’« or blanc » plus résilient face au changement climatique.

Tete Awoukou, président du PR-PICA, a clairement défini les priorités de cette édition :

    « Nous avons trois défis : Il faut trouver des variétés qui résistent mieux à la sécheresse et aussi des variétés qui sont tolérantes vis-à-vis des ravageurs. Identifier les matières actives qui ne permettent pas des résistances face au ravageur. Certaines montrant déjà leurs limites face aux nouvelles espèces, d’où la recherche d’alternatives pour lutter plus efficacement. Le troisième défi c’est par rapport aux pratiques culturales sur le plan agronomique comment amener les producteurs à respecter l’utilité clinique. »

L’appel des producteurs pour des solutions concrètes

Face à la pression parasitaire qui menace les récoltes, les producteurs attendent des engagements fermes. Le besoin de renouveler les outils de protection des cultures est devenu une urgence pour garantir la rentabilité des exploitations.

Koussouwe Kouroufei, président de la Fédération des producteurs du coton du Togo et président de l’Association des producteurs du coton africain, souligne cette nécessité :

    « Un produit peut être efficace au départ, mais son efficacité diminue après un à trois ans. D’où la nécessité de renouveler ces molécules ou d’en améliorer les performances, afin de mieux lutter contre les ravageurs et d’atteindre des rendements de 1,2 à 1,5 tonne à l’hectare, comme le font d’autres pays. »

Vers une amélioration des revenus

Pour la direction de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), l’issue de ces travaux doit impérativement conduire à une hausse de l’efficacité productive. L’enjeu est double ; stabiliser la production globale pour sécuriser les entrées de devises des États et garantir de meilleurs revenus aux cotonculteurs grâce à une coopération Sud-Sud renforcée.

Wan.

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