Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 22 h 15 min Education, Social

Social / Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines : briser le silence pour protéger les filles

Selon les Nations Unies, plus de 230 millions de filles et de femmes vivent aujourd’hui avec les séquelles de cette pratique et nécessitent des soins adaptés.

Instituée en 2012 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF) est célébrée chaque 6 février. Elle vise à renforcer l’action mondiale pour éliminer cette pratique.

Le thème retenu cette année « À l’horizon 2030 : pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, un engagement et des investissements soutenus sont indispensables » souligne la nécessité d’un engagement durable des gouvernements, de la société civile, des communautés, des fondations philanthropiques et de la communauté internationale.

Les MGF constituent une violation grave des droits humains. Selon les Nations Unies, plus de 230 millions de filles et de femmes vivent aujourd’hui avec les séquelles de cette pratique et nécessitent des soins adaptés. Les chiffres restent alarmants : 22,7 millions de filles supplémentaires risquent d’être mutilées d’ici 2030 si des mesures urgentes ne sont pas prises. Chaque année, près de 4 millions de filles en sont victimes, dont plus de la moitié avant l’âge de cinq ans.

Une pratique persistante

Malgré des progrès enregistrés ces dernières années, les MGF perdurent dans certaines communautés, souvent de manière clandestine. Le silence, la peur de la stigmatisation et le poids des normes sociales compliquent la lutte, notamment en milieu rural. Les conséquences sont lourdes : infections, complications obstétricales, traumatismes psychologiques durables, entre autres.

Sensibiliser pour changer les mentalités

La journée du 6 février constitue une occasion cruciale de sensibiliser, de favoriser le dialogue communautaire et de promouvoir l’éducation des filles. Mettre fin aux MGF exige une action collective : intégrer la prévention dans les politiques éducatives et sanitaires, renforcer les financements, s’appuyer sur des données fiables et mobiliser l’influence sociale et professionnelle pour remettre en question les comportements qui perpétuent cette pratique.

Briser le silence, c’est déjà protéger les générations futures.

WAN.

Source : ONU

Visited 21 times, 1 visit(s) today
error: Content is protected !!