Du 2 au 6 février, la British School of Lomé (BSL) a organisé sa première « Careers Week » (semaine de découverte des carrières), placée sous le thème : « Human Intelligence in a Digital World ».
Durant cette semaine de conférences et d’ateliers, l’établissement a ouvert ses portes à de nombreuses entreprises et organisations, parmi lesquelles ESTETIC, (Entente des Spécialistes Togolais en Technologie de l’Information et de la Communication).
L’objectif, confronter les élèves aux réalités des carrières de demain et souligner la primauté de l’intelligence humaine à l’heure du monde digital.
Pour cet établissement qui forme les élèves du primaire au secondaire, l’enjeu est de briser la distance entre la théorie des salles de classe et la réalité des entreprises.
« Nos étudiants parlent avec les professionnels pour mieux comprendre et connaître les différentes carrières et entreprises. C’est si important, car ils apprennent des choses théoriquement à l’école, mais ici c’est une vraie expérience », a déclaré Thomas Jerome VIGNOLES, directeur de l’école.
L’humain, pilote d’un monde numérique
Le secteur technologique a particulièrement capté l’attention sous l’égide de l’ESTETIC (Entente des Spécialistes Togolais en Technologies de l’Information et de la Communication). Kwaku Agbeko DOGBA, son président, a insisté sur la nécessité de placer l’humain au centre de l’innovation.
« Nous avons insisté sur le fait que derrière chaque technologie (IA, cybersécurité, fibre optique, satellite), il y a des experts du domaine. Notre message pour ces jeunes est clair, il faut forger leur esprit à ce que l’humain peut réellement apporter pour construire un monde meilleur. L’IA doit être un copilote, mais l’humain doit rester le pilote. »

Quelques experts de l’ESTETIC
Un carrefour d’expertises variées
Si le numérique a brillé, la diversité des secteurs représentés a permis aux élèves d’explorer un large panorama professionnel. Aux côtés des experts de l’ESTETIC (St Digital, Cha & Car distribution), des structures comme Maersk , Asky , des ambassades, etc… ont exposé leurs métiers.

Les élèves autour du stand de Maersk
David Gathe NYAMIKOU, conseiller d’orientation universitaire à la BSL, a souligné que ces rencontres donnent enfin du sens aux matières fondamentales.
« Beaucoup d’enfants apprennent la physique mais ne comprennent pas à quoi ça va servir. Quand les professionnels expliquent que grâce aux sciences ils ont développé l’esprit critique, ça permet de montrer la connexion entre l’école et le futur monde du travail ».
Des vocations qui s’affinent
Du côté des élèves, l’impact est concret. Yasmine N. (Year 12), initialement attirée par la médecine, a revu ses priorités après les échanges. Elle retient également des leçons techniques de son passage au stand de l’ESTETIC, notamment sur la fragilité des composants informatiques.
L’ESTETIC : Cap sur les 20 ans
En clôture de cet événement, Kwaku Agbeko DOGBA a rappelé que l’ESTETIC célèbre ses 20 ans en 2026 avec un agenda ambitieux.
L’association prévoit une journée de réflexion stratégique dès le 17 février, suivie de webinaires hebdomadaires et des émissions radio pour décrypter l’actualité du secteur. Le point d’orgue sera le Salon international des professionnels de l’économie numérique (SIPEN LOMÉ 2026), prévu du 28 au 30 septembre, consolidant ainsi le rôle du Togo comme hub technologique régional.
Miss Darlix
