Souvent relégué au second plan, le cancer de la prostate le plus fréquent chez les hommes reste largement méconnu du grand public. Cela s’explique non seulement par un manque d’information, mais aussi par le poids psychologique qu’il impose. Au-delà de l’aspect médical, cette maladie touche à l’estime de soi, rendant la discussion encore plus difficile.
Mesures de sensibilisation
Chaque mois de novembre, cette pathologie refait surface dans le débat grâce aux campagnes de sensibilisation. Symbolisées par le ruban bleu, les institutions, les médias et les acteurs de santé tentent de briser ce mur de silence. Pourtant, beaucoup d’hommes continuent de vivre leurs inquiétudes, seuls entre peur du diagnostic et difficultés à exprimer leurs fragilités. Cela entraîne de graves conséquences.
Conséquences sur le plan psychologique
« Les principales conséquences psychologiques d’un cancer de la prostate chez l’homme incluent souvent l’anxiété, notamment la peur de la mort, la dépression, une baisse de l’estime de soi, des troubles de la sexualité et des impacts sur la vie conjugale. Ces éléments peuvent s’accompagner d’une inquiétude persistante, de difficultés à envisager l’avenir et d’un besoin accru de soutien émotionnel », a expliqué BIRREGAH Doguemsa Edmond, psychologue clinicien et de la santé, formé en neuropsychologie.
Le poids du tabou
Ce tabou persistant complique la prévention et retarde la prise en charge. Les hommes doivent affronter non seulement la maladie, mais aussi l’angoisse, le doute et la pression sociale qui entourent encore ce cancer pourtant fréquent. Pour mieux accompagner les patients, des solutions sont préconisées :
« Pour aider les patients à mieux vivre cette épreuve émotionnellement, on recommande une écoute active et un espace sécurisé pour exprimer leurs émotions, une information claire sur la maladie et les traitements, un soutien psychologique (groupes de parole), des techniques de gestion du stress (respiration, relaxation, pleine conscience), la mobilisation du soutien social (famille et proches), le maintien d’activités agréables et adaptées, et l’encouragement à préserver l’autonomie et le sentiment de contrôle », nous conseille BIRREGAH Doguemsa Edmond.
La famille, pilier essentiel du bien-être
Au-delà du suivi médical, la famille joue un rôle essentiel. Par son écoute et son soutien pratique, elle contribue à réduire l’anxiété, à renforcer la motivation du patient et à préserver son moral, améliorant ainsi globalement son bien-être, rappelle le psychologue.
WAN.
