Les sélections féminines cadette et junior du Togo ont vécu un tournoi difficile lors de l’IHF Trophy Dames Zone 3, organisé du 20 au 24 avril 2025 à Abidjan. Malgré une série de défaites, les encadreurs préfèrent retenir l’expérience acquise, considérée comme une étape essentielle dans la progression de ces jeunes équipes. Les deux entraîneurs principaux des équipes nationales (Junior et cadette) nous ont livré leurs impressions à l’issue de la compétition.
Un tournoi compliqué
Dès leur entrée en lice, les cadettes se sont inclinées lourdement face au Nigeria (53-21), tandis que les juniors perdaient contre le Bénin (47-16). Le calvaire s’est poursuivi avec des défaites contre le Ghana (49-14) et le Burkina Faso (42-10) pour les cadettes, et un revers (52-8) des juniors face au Nigeria. En match de classement pour la 5e place, les juniors ont une nouvelle fois chuté contre le Ghana (46-16).

E.N. Juniors
« Nous sommes venus pour apprendre… »
Pour Kibiribe Kolani, entraîneur des juniors, l’objectif principal était l’apprentissage, malgré l’ampleur des scores.

Kibiribe Kolani, entraîneur des juniors,
« Nos filles manquent encore de maturité et d’expérience. C’était un choc psychologique pour elles, car elles n’avaient jamais été confrontées à un tel niveau. Mais nous sommes venus pour apprendre, et cette compétition leur a permis de découvrir la réalité du haut niveau. »
Après plusieurs années d’absence sur la scène internationale, cette participation marque une étape importante dans la construction d’une nouvelle génération de joueuses.
Préparation limitée et effectif diminué
De son côté, Oumorou Issifou, entraîneur principal des cadettes, souligne l’écart physique avec les autres équipes et le manque de préparation.
« Le bilan est mitigé. Nous avons constaté un écart important sur le plan physique, notamment en taille. L’âge de nos joueuses correspondait bien aux critères, mais en face, on avait des filles très grandes. La préparation n’a pas été optimale, mais malgré tout, l’équipe a tenu bon. »
E.N cadettes
Il ajoute que l’effectif réduit a pesé sur les performances.
« On est parti avec 14 joueuses, dont une déjà convalescente. Puis, une autre s’est blessée pendant le tournoi. On a donc joué à dix, avec deux gardiennes. Malgré cela, les filles ont montré de la combativité et ont réussi à mettre en difficulté les équipes nigériane et burkinabè par moments. Le vrai problème, c’est le manque de condition physique. »
Cap sur l’avenir
Malgré les résultats, les deux techniciens restent confiants pour la suite et appellent à la continuité du travail engagé.
« On espère que cette expérience déclenchera un déclic chez les filles, pour qu’elles s’investissent davantage et atteignent, dans deux ans, un niveau compétitif sur le plan régional et international », estime Kibiribe Kolani, entraîneur des juniors.
« Si les efforts se poursuivent avec régularité, on peut espérer de meilleurs résultats à l’avenir. Nous remercions la Fédération Togolaise de Handball et le Ministère des Sports et des Loisirs pour leur soutien. » conclut Issifou Oumorou.
Propos recueillis et retranscrits par E.V.

