Le football italien traverse l’une des plus graves crises de son histoire. Après une nouvelle non qualification pour la Coupe du monde 2026, la Nazionale s’enfonce dans une spirale de démissions. Cette situation soulève une question : comment une nation quadruple championne du monde a-t-elle pu sombrer à ce point ?
Une élimination de trop
L’échec face à la Bosnie-Herzégovine en barrage, le 31 mars 2026, a agi comme un détonateur. Pour la troisième édition consécutive, l’Italie ne participera pas au Mondial. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, a immédiatement réagi :
« Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé. Ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC. »
Une chute collective au sommet
Le président de la Fédération (FIGC), Gabriele Gravina, a présenté sa démission le 2 avril 2026. Le ministre Abodi a rappelé la tradition de ses prédécesseurs :
« Le président Abete, après la Coupe du monde 2014, a eu un sursaut de dignité […] Tavecchio fit la même chose […] et il démissionna. »
Quelques heures plus tard, Gianluigi Buffon a quitté son poste de manager général, évoquant « un acte de responsabilité » car « l’objectif principal était de ramener l’Italie en Coupe du monde ». Ce 3 avril, le sélectionneur Gennaro Gattuso a également mis fin à son mandat :
« C’est le cœur lourd […] que je mets fin à mon mandat […]. Le maillot bleu est ce qu’il y a de plus précieux. »
Un système remis en cause
Au-delà des hommes, le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, pointe un problème structurel : « Les responsables politiques italiens devraient peut-être se demander pourquoi l’Italie possède l’une des pires infrastructures footballistiques d’Europe… » Il menace même l’organisation de l’Euro 2032 : « Si les infrastructures ne sont pas prêtes […] le tournoi ne se déroulera pas en Italie. » La refondation semble désormais inévitable.
E.V.
Source : CANAL+
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