Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est opposé aux menaces de boycott de la Coupe du Monde 2026, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Ces appels, émanant de certains responsables politiques européens, visent à protester contre la politique du président américain Donald Trump.
« Les boycotts n’apportent rien…»
« Je suis contre les interdictions comme contre les boycotts. Je pense qu’ils n’apportent rien […] ils contribuent simplement à plus de haine », a affirmé Infantino lors d’un entretien accordé à Sky News. Pour le dirigeant, priver les supporters de cet événement ne ferait qu’accentuer les divisions mondiales.
Il a établi un parallèle avec les relations économiques : « Est-ce que quelqu’un demande que le Royaume-Uni cesse de commercer avec les États-Unis ? Je n’ai rien entendu de tel. Alors pourquoi le football ? ». Selon lui, le sport doit demeurer un espace de rassemblement.
Tensions politiques et sécurité
Ces appels au boycott, apparus notamment en Allemagne, répondent aux tensions diplomatiques liées aux projets américains concernant le Groenland et aux menaces de taxes douanières. Par ailleurs, les politiques migratoires américaines soulèvent des inquiétudes quant à l’accueil et à la sécurité des millions de spectateurs attendus.
Le cas de la Russie
Le président de la FIFA a également évoqué une possible réintégration de la Russie et de ses clubs, suspendus depuis 2022.
« Nous devons envisager de les réintroduire », a-t-il déclaré, estimant que l’exclusion prolongeait les hostilités. Si Moscou a salué cette ouverture, Kiev a fustigé des propos jugés « irresponsables ».
E.V.
Source : Sky News
