La Fédération Togolaise de Football (FTF) a tenu, ce vendredi 22 mai 2026 à Lomé, son congrès ordinaire annuel. Cette rencontre a rassemblé dirigeants, acteurs du football et représentants institutionnels autour d’un double objectif : dresser le bilan de la saison écoulée et définir les nouvelles orientations stratégiques du football national.
Dès l’ouverture des travaux, le président de la FTF, le Colonel Guy Kossi Akpovy, a rappelé la portée de cette assemblée, qu’il considère comme un cadre essentiel de gouvernance et de responsabilité collective :

le président de la FTF, le Colonel Guy Kossi Akpovy,
« Ce congrès n’est pas une simple formalité administrative, mais un moment de vérité et de gouvernance où nous rendons compte avec transparence et décidons collectivement de notre trajectoire. »
Un bilan contrasté et le virage historique du professionnalisme
Les travaux ont mis en lumière les performances jugées insuffisantes des sélections nationales, notamment lors des éliminatoires de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2026. Ce constat a poussé la Fédération à accélérer des réformes profondes.
Le point d’orgue de ce congrès reste l’officialisation du lancement de la Ligue professionnelle de football du Togo (LPFT) dès septembre 2026. Selon le président Akpovy, cette transition marque un tournant décisif :
« Nous sommes à la lisière d’un changement majeur. Le football professionnel n’est plus un projet lointain, mais une réalité imminente. »
Formation, infrastructures et football amateur
Pour soutenir cette professionnalisation, les congressistes ont examiné plusieurs chantiers d’envergure appuyés par la FIFA, notamment le Centre technique national de Gbavé. Le Directeur technique national, Dodzi Eklu-Siabi, a présenté une nouvelle approche de formation basée sur des méthodes d’entraînement modernisées, destinées à être intégrées dans les clubs et les académies. Le football amateur, considéré comme le vivier du pays, bénéficiera également de réformes pour accroître sa compétitivité.
Exigence de transparence et validation des rapports
Les différents bilans soumis aux délégués ont été approuvés à l’unanimité. Si les documents financiers ont été validés par les instances compétentes, les congressistes ont toutefois formulé quelques observations pour optimiser la clarté des informations futures.
Le deuxième vice-président de la FTF, Agoro Midjessiribi, a tenu à saluer la démarche :
« Les rapports, y compris financiers, ont été validés avec quelques remarques des délégués. Tous les documents ont été mis à leur disposition pour garantir la transparence et la compréhension. »
Les travaux se sont clôturés en présence des représentants du ministère des Sports et des Loisirs, ainsi que du directeur exécutif de l’UFOA-B, Philippe Tchéré.
E.V
Crédit photo : D.R

