Le Canada, le Mexique et les États-Unis ne verront pas les quarts de finale de leur Coupe du monde. Les trois pays organisateurs ont été éliminés en huitièmes de finale. Si cette sortie précoce est une première pour un Mondial organisé à trois, leurs parcours méritent d’être analysés au regard de l’histoire de la compétition.
L’aventure s’est arrêtée au même stade pour le trio nord-américain. Le Canada a été battu 3-0 par le Maroc, le Mexique s’est incliné 3-2 face à l’Angleterre et les États-Unis ont lourdement perdu 4-1 contre la Belgique. Conséquence directe : aucun des organisateurs ne disputera le grand huit. Une situation totalement inédite.
Des trajectoires bien distinctes
Malgré une élimination commune, le bilan diffère selon les équipes. Le Canada peut retenir le positif. Pour la première fois de son histoire, la sélection canadienne a atteint ce niveau de la compétition, confirmant ses progrès constants. En revanche, le Mexique quitte une nouvelle fois le tournoi aux portes des quarts. Une frustration persistante pour la El Tri, qui n’a plus goûté au top 8 depuis le Mondial 1986 organisé à domicile.
Du côté des États-Unis, la déception est immense. Devant leur public, les Américains espéraient un parcours historique, mais les Diables Rouges de la Belgique se sont montrés nettement supérieurs, ne laissant que de rares miettes aux hommes de Mauricio Pochettino.
Un bilan historique à relativiser
Ce triple échec reste toutefois supérieur à certains fiascos industriels récents. Le Qatar en 2022 et l’Afrique du Sud en 2010 avaient été balayés dès la phase de groupes. Néanmoins, le trio de 2026 reste loin des meilleures performances réalisées par des nations organisatrices, à l’image de la Russie en 2018 (quarts de finale) ou de la France, sacrée à domicile en 1998.
Une page se tourne dans ce tournoi. Les hôtes quittent leur compétition avec des sentiments contrastés : de la fierté pour le Canada, d’éternels regrets pour le Mexique et une profonde amertume pour les États-Unis. Évoluer à la maison transcende, mais ne protège pas du réalisme du très haut niveau.
E.V.
Crédit Photo : D.R.