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Rédigé par 15 h 13 min Environnement

Environnement/Togo : le Protocole de Nagoya expliqué aux chercheurs togolais

Les discussions ont insisté sur les évolutions rapides de la recherche, notamment les biotechnologies et les données génétiques numériques, qui rendent la régulation plus complexe et exigent une adaptation du cadre juridique.

Chercheurs et acteurs de laboratoires se sont réunis ce 15 avril 2026 à l’Université de Lomé pour échanger sur le Protocole de Nagoya. Cet accord international définit les règles d’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des bénéfices découlant de leur exploitation.

Organisée par le ministère de l’Environnement avec le soutien du PNUE et du FEM-8, cette activité s’inscrit dans l’élaboration du premier rapport national du Togo sur la mise en œuvre du protocole. Elle met en évidence une difficulté majeure ; l’absence d’un cadre juridique national pleinement opérationnel, malgré la ratification du texte en 2016. Ce vide freine la valorisation des ressources biologiques et limite les coopérations scientifiques internationales.

S’exprimant sur le sujet, le lieutenant-colonel KPIDIBA Kounkatonébéha, point focal du Protocole de Nagoya, rappelle :

    « L’un des objectifs majeurs de cette convention est de garantir un partage équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques. Juridiquement contraignant, le Protocole de Nagoya impose à chaque pays l’ayant ratifié de le mettre en œuvre. Le Togo, qui a ratifié ce texte le 9 février 2016, est actuellement engagé dans l’élaboration de son premier rapport national. »

Les discussions ont insisté sur les évolutions rapides de la recherche, notamment les biotechnologies et les données génétiques numériques, qui rendent la régulation plus complexe et exigent une adaptation du cadre juridique. Dans ce contexte, l’adoption d’une loi nationale sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA) apparaît comme une priorité pour mieux encadrer et valoriser les ressources biologiques.

Le lieutenant-colonel précise enfin :

    « Les ressources génétiques constituent le troisième niveau de la biodiversité, après les écosystèmes et les espèces. Elles regroupent tout matériel biologique contenant des unités fonctionnelles de l’hérédité, notamment l’ADN et l’ARN. Leur exploitation permet de développer des produits à forte valeur ajoutée dans des secteurs comme la pharmacie, la cosmétique ou l’agroalimentaire. »

Ainsi, les autorités estiment que la mise en place d’un cadre APA constitue une étape essentielle pour sécuriser l’exploitation des ressources et renforcer la valorisation de la biodiversité togolaise.

E.V.

Sources : Vert.Togo, Togo Presse

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