Face à l’amenuisement des ressources forestières, le Togo passe à l’offensive. Sous l’impulsion du Conseil Interprofessionnel de Régulation et de Promotion des Essences Forestières (CIRPEF) et du ministère de l’Environnement, une vaste campagne nationale vient d’être lancée pour transformer en profondeur les pratiques des professionnels du bois.
L’heure de la rigueur réglementaire
Le message adressé aux exploitants forestiers, bûcherons et menuisiers est sans équivoque : la survie de leur métier dépend de la légalité. Le Conseil Interprofessionnel de Régulation et de Promotion des Essences Forestières (CIRPEF) martèle que l’accès à la ressource bois ne pourra plus se faire au détriment de la loi. Désormais, la vérification systématique des accréditations avant toute coupe devient la règle d’or pour assainir un secteur souvent fragilisé par l’informel.
Un pacte entre l’homme et la forêt
Au-delà de la simple surveillance, c’est une véritable charte de bonne conduite qui est proposée aux acteurs de terrain. L’initiative prône l’adoption de techniques d’abattage « chirurgicales », conçues pour protéger la structure du sol et les jeunes pousses environnantes.
Mais le cœur du projet réside dans la compensation systématique : chaque arbre prélevé doit être remplacé. Cette approche fait de chaque acteur de la filière un reboiseur actif, garantissant que l’exploitation d’aujourd’hui ne condamne pas les revenus de demain.
Une ambition nationale, le milliard d’arbres
Cette mobilisation s’inscrit dans une vision plus large : celle de planter un milliard d’arbres d’ici 2030. Le gouvernement togolais mise sur cette forêt nouvelle pour restaurer les écosystèmes dégradés et renforcer la résilience climatique du pays.
Les enjeux sont vitaux. Les forêts agissent comme de véritables éponges naturelles, freinant l’érosion des terres agricoles et permettant de recharger les nappes phréatiques indispensables aux populations locales. En absorbant le carbone et en régulant la chaleur, ce nouveau couvert végétal est présenté comme le meilleur rempart contre les dérèglements climatiques à venir.
Une économie verte pour l’avenir
Pour Jean Kokou Adéti, président du CIRPEF, la conformité réglementaire est le socle d’une filière bois durable.
« Nous voulons que chaque acteur se conforme aux textes réglementaires et régularise ses accréditations pour exercer ses activités dans le respect de la loi. C’est essentiel pour assurer une filière bois durable »
E.V
Sources : Togopresse, Togofirst
