La 30e Conférence des Parties sur le climat (COP30) s’ouvre ce lundi 10 novembre 2025 à Belém, au Brésil, en bordure de l’Amazonie.
Ce sommet mondial, organisé dans un contexte d’urgence climatique croissante, place l’Afrique au cœur des discussions. Bien que le continent représente 15 % de la population mondiale, il n’est responsable que de 4 % des émissions mondiales de combustibles fossiles. Pourtant, il subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique.
Un continent en première ligne
Selon le rapport 2023 de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale depuis plus de 50 ans. Sécheresses prolongées, inondations récurrentes et érosion des terres cultivables fragilisent davantage des populations déjà vulnérables. La COP30 constitue donc une tribune stratégique pour exiger des engagements concrets et équitables de la part des pays historiquement responsables du réchauffement.
Financement climatique : une priorité africaine
Le financement de l’adaptation et des pertes liées au climat est au centre des revendications africaines. Lors de la COP29 à Bakou, les pays du Nord s’étaient engagés à mobiliser 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. Une promesse jugée insuffisante par de nombreux dirigeants africains. Le 23 juillet 2025, la Cour internationale de justice a rappelé l’obligation légale des pays industrialisés d’aider les pays en développement, conformément à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et à l’Accord de Paris. Parmi les propositions : une taxe de solidarité mondiale et une meilleure orientation des fonds vers les économies les plus exposées.
Journée de l’Afrique : cap sur l’action
Le mardi 11 novembre, la Journée de l’Afrique sera célébrée au Pavillon Afrique de la zone bleue de la COP30. Coordonné par l’Union africaine, la BAD, l’AUDA-NEPAD et la CEA, l’événement portera sur le thème : « L’Afrique à l’avant-garde de l’action climatique ». Objectif : obtenir 30 % des financements climatiques mondiaux pour des projets africains, notamment dans les énergies renouvelables, l’agriculture résiliente et les emplois verts.
E.V.
Source : TV5 monde
