Malgré l’élimination du Mali, une joueuse a éclaboussé le premier tour de sa classe : Sika Kone,

Sika Kone
sociétaire du Dream d’Atlanta en WNBA. Même si le Mali quitte la compétition dès le premier tour, la prestation individuelle de Sika Koné s’impose comme l’une des plus dominantes de cette phase de poules à Berlin.
Efficacité et rentabilité
En effet, La joueuse intérieure du Mali, c’est l’assurance de l’efficacité et de la rentabilité au tir. Pour une joueuse offensivement très sollicitée, elle affiche 60% de réussite aux tirs, ce qui est exceptionnel, même si elle shoote majoritairement près du cercle. Elle est en cela plus efficace par exemple que la star belge, Emma Meesseman (50%) ou la chinoise Xu Han (51,2 %). A noter qu’elle a étoffé sa palette technique puisqu’elle y a ajouté les tirs à trois points qu’on ne la voyait pas souvent prendre par le passé. Elle a totalisé par exemple ¾ dans cet exercice face à l’Espagne.
Son arme de prédilection demeure néanmoins le rebond offensif avec une moyenne de 4 prises par match. Statiquement, elle est la seule joueuse intérieure à totaliser un double-double en moyenne, 16 points et 10 rebonds. Son impact dépasse largement l’aspect physique. Elle impacte de plus en plus le collectif de sa sélection dans la créativité, profitant des prises à deux parfois à trois dont elle fait l’objet pour

Sika Kone, au rebond (23)
délivrer des passes décisives à ses coéquipières, 5 au total face au Japon par exemple. En comparaison aux intérieures de la compétition, seules Magbegor (Australie) ou Meessman (Belgique) ont fait mieux.
Moins jouer pour mieux peser sur un match
Il faut noter que les performances déjà XXL de Sika Koné pendant cette compétition auraient pu être nettement meilleures si elle avait pu bénéficier d’une ou des doublures de haut niveau. Là où des joueuses comme Dominique Malonga (France), Emma Meessman (Belgique), Xu Han (Chine), Ezy Magbegor (Australie) n’ont respectivement joué que 18, 31, 29 et 27 minutes, Sika Koné a passé 32 minutes en moyenne par match sur le parquet. Cette surutilisation explique la baisse de régime subie lors du dernier match décisif contre l’Allemagne, seulement 8 points.
Avec cette performance, la sympathie et les félicitations d’Angel Reese, sa coéquipière d’Atlanta, espérons que la “Sikamania” aura définitivement convaincu le coach des Dreams qui lui fera davantage confiance que par le passé.
Tony DEE.
DR Photos : FIBA