L’Afrobasket 2025, disputé à Luanda, a livré son verdict. L’Angola a décroché un 12e titre continental en dominant largement le Mali (70#43) en finale, tandis que le Sénégal a pris la troisième place après sa victoire face au Cameroun (98#72).
Le Sénégal rebondit pour le bronze
Battu en demi-finale par le Mali (87-80), le Sénégal a parfaitement réagi lors de la petite finale. Portés par Brancou Badio, Ibrahima Faye et Moustapha Diop, les Lions se sont imposés avec autorité face au Cameroun. Leur collectif solide et une défense agressive ont rapidement scellé l’issue de la rencontre. Cette médaille de bronze confirme la régularité du Sénégal au rendez vous du basketball africain.
L’Angola, champion d’Afrique à domicile
En finale, l’Angola a une nouvelle fois démontré son hégémonie sur le continent. Face à un Mali novice à ce stade de la compétition, les Palancas Negras ont imposé une intensité physique impressionnante. Avec 19 rebonds offensifs et un Childe Dundao décisif (16 points), les Angolais ont étouffé des Aigles en manque d’expérience et multipliant les pertes de balle (22). Déjà devant de 12 points à la pause, ils n’ont jamais laissé la moindre chance à leurs adversaires. Fidèle à sa tradition, l’Angola remporte chaque Afrobasket organisé sur son sol (1989, 1999, 2007, 2025).
Arbitrage : la grande polémique
Si sportivement l’Angola s’est bien illustré lors de la finale, l’arbitrage a entaché le tournoi. Dès les quarts de finale, le Cap-Vert avait dénoncé de graves erreurs qui ont pesé dans son élimination. La polémique a enflé en demi-finale: le Cameroun s’est incliné d’un point (74#73) face à l’Angola, après un coup de sifflet controversé offrant deux lancers francs décisifs à Gakou à 0,7 seconde du buzzer. Beaucoup y voient un favoritisme envers le pays hôte.
Ces incidents s’ajoutent aux critiques récurrentes sur le traitement réservé aux arbitres africains, souvent éclipsés au profit d’officiels d’autres confédérations . Une situation qui fragilise la crédibilité de la FIBA Afrique et laisse un goût amer malgré le spectacle sportif.
Miss Darlix.
Crédit photo : FIBA
