Placée à la mène malgré elle, Fatoumata Jallow a tout tenté pour tenir la barre d’une Guinée débordée. Dans la tempête, sa performance en dit long sur l’état d’urgence dans lequel se trouve l’équipe.
Elle a joué 35 minutes 16 secondes, porté la balle, pris des coups, tenté de calmer le jeu. À la sortie, 6 passes décisives, 2 interceptions, mais une défaite nette, 51 à 88 face à l’Ouganda.
Selon son coach Malick Koné, « Elle n’est pas meneuse. Mais on n’a pas le choix. ».
En effet, avec un effectif diminué et aucune meneuse attitrée, Jallow a dû s’adapter. Pressée dès l’entame, ciblée par la défense ougandaise, elle a résisté tant bien que mal. Mais sans relais, et avec 39 pertes de balle collectives, la Guinée n’a jamais pu installer un jeu fluide.
Un match perdu dans les détails… et dans le troisième quart
Le début de match reste accroché (Q1 : 19-24 | Q2 : 12-21) mais en seconde période, tout s’effondre. ( Q3 : 12-28 | Q4 : 8-15)
Le tournant ? Un 0-22 encaissé au retour des vestiaires.
Fatoumata Jallow tente de relancer, mais les jambes ne suivent plus, surtout après le match intense face au Sénégal la veille.
Le chiffre qui résume tout
3 petits points marqués sur les pertes de balle adverses, et 32 encaissés sur les erreurs guinéennes.
« On n’a pas le temps d’être tristes. C’est du haut niveau. On apprend, on avance. » Jallow
En conférence de presse, la joueuse refuse l’abattement. Elle appelle à la mobilisation. En 2023 déjà, la Guinée avait perdu ses deux premiers matchs… avant de remporter le dernier. Le scénario est encore possible. Une journée de récupération attend l’équipe. Jallow sera encore en première ligne.
La vraie question : le collectif saura-t-il la suivre ?
Miss Darlix.
Crédit photo: FIBA
