L’Association Culturelle Monts et Fleuves (ACMF) a officiellement lancé, ce jeudi 16 juillet au Centre International de Langue de Lomé (CI2L), la première édition de la Saison internationale de poésie de Lomé. Cette initiative inédite entend faire de la poésie un espace d’échange entre les créateurs et le grand public, tout en la mettant en dialogue avec les arts plastiques.
Transmettre l’héritage et penser l’écriture
Placée sous le signe de la création et de la transmission, cette première journée a été marquée par une master class intitulée « Voix, traces et imaginaires du vivant ». Selon le promoteur de l’événement, Patron Henekou, cette thématique invite à « creuser dans les voix et les traces que ceux qui nous ont précédés, nous ont laissées afin de transmettre cet héritage au futur ».
La master class s’est articulée autour de trois communications : « La poésie comme archive du futur », « Matières, gestes et héritages » et « Métiers d’artistes : le discours public », animées respectivement par Ketline Adodo, Jonathan Mayers et Anas Atakora. Pour l’écrivaine et poète Ketline Adodo, l’acte d’écrire exige une profonde réflexion :
« Il ne suffit pas d’écrire ce qui vous passe par la tête, il faut penser à son lecteur. Les gens ne peuvent pas s’intéresser à quelque chose dont ils ne se sentent pas partis…»

L’un des formateurs, Jonathan Mayers
Un festival grand public suivi d’une résidence
La Saison internationale de poésie de Lomé se décline en deux volets. Le premier se présente sous la forme d’un festival réunissant master class, conférences et un récital de clôture destiné à porter la poésie au plus près de la population.
« La poésie, c’est comme un lien qu’on veut tisser entre les poètes, les créateurs et le public qui consomme la poésie, au même titre qu’on consomme de la nourriture. », confie Patron Henekou.
Le second volet sera consacré à une résidence de création, où poètes et artistes plasticiens collaboreront pour faire dialoguer leurs disciplines respectives.
Wan.