À l’occasion de la CGECI Academy 2026, placée sous le thème « Bâtir des leaders, transformer des nations », le Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), Serge Ekué, a participé à un Fireside Talk aux côtés de Mme Kadidiatou Fadika Coulibaly. Interrogé sur les leviers de transformation économique, il a rappelé que la transformation « n’est pas une option, ce n’est pas un choix que l’on se donne, ce n’est pas un luxe que l’on s’offre, c’est une donnée, c’est une nécessité » face aux chocs exogènes successifs.
Le renforcement du capital financier et la montée en puissance du secteur privé
Pour faire face à un contexte mondial marqué par la volatilité, l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la hausse des taux, la BOAD a considérablement renforcé ses fonds propres, passant de moins de 1,5 milliard d’euros à plus de 3,5 milliards d’euros en l’espace de six ans.
Dans le cadre du nouveau plan stratégique « Joliba-la-suite », qui prévoit d’investir 6 500 milliards de francs CFA sur la mandature, l’institution ambitionne d’équilibrer son ratio de financement entre le secteur souverain et le secteur privé pour atteindre un équilibre de 50-50. Pour concrétiser cette ambition auprès des entreprises, la banque annonce la création d’une structure dédiée, baptisée « BOAD Corporate Solutions » (Solutions d’entreprise), conçue pour offrir un accompagnement sectoriel de pointe allant de la dette aux fonds propres.
Le capital humain, une priorité stratégique et citoyenne
Insistant sur le fait que l’Afrique dispose d’un potentiel démographique unique avec une population jeune dont l’âge médian est inférieur à 20 ans, le président de la BOAD a rappelé que le capital humain constitue la condition essentielle de toute transformation.
Pour répondre aux défis de rareté et de coût de la ressource humaine, la banque a intégré cette dimension au cœur de ses actions à travers le plan Oasis et la création d’un département spécialisé dédié à l’éducation et à la santé, finançant à la fois le « contenant » (infrastructures et universités) et le « contenu » (programmes de formation).
Évoquant le rôle d’une institution de développement, Serge Ekué a souligné que sa priorité réside dans l’impact concret et la durabilité des actions :
« Si nous ne transformons pas la vie de nos concitoyens, c’est que nous ne servons à rien. »
Miss Darlix.
Source : BOAD