Accès au financement, professionnalisation des exploitations et développement de la transformation locale : le Togo formalise sa stratégie à travers un projet de loi d’orientation agricole de 18 mesures. Ce texte vise à améliorer les conditions de production, à renforcer la compétitivité et à accroître la contribution de l’agriculture à l’économie nationale.
Pour pallier les difficultés de financement, de conservation et d’accès aux marchés, le projet prévoit la création d’un Fonds national de développement agricole, ainsi que le recensement et l’accompagnement technique des entreprises du secteur. La réforme encadre également les relations commerciales via l’agriculture contractuelle et institue un Conseil supérieur d’orientation agricole pour favoriser la concertation entre producteurs, transformateurs et commerçants.
Le champ d’application englobe l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture, la sylviculture et la foresterie, de l’approvisionnement en intrants à la commercialisation. Il intègre par ailleurs la mécanisation, l’irrigation, la gestion durable des ressources et l’inclusion des jeunes et des femmes.
Pour le ministre chargé de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbégbéni, cette réorganisation dépasse la simple dimension économique :
« L’agriculture n’est pas un secteur ordinaire. Elle est au cœur de notre sécurité alimentaire, de l’emploi des jeunes, de l’autonomisation des femmes, de la vitalité de nos territoires et de la stabilité de nos communautés. Nous devons dépasser les interventions ponctuelles et inscrire notre action dans une vision cohérente, durable et partagée. »
E.V.
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