À quelques heures du grand départ, l’ambiance monte d’un cran dans le camp togolais. Et au cœur de cette excitation, un nom émerge : Tchalem Nyouleleng. Le sprinteur togolais aborde cette 30e édition du Tour du Togo avec une confiance tranquille, mais une détermination claire.
Rodé par ses participations aux Tours du Mali et du Bénin, Tchalem arrive prêt à en découdre. Ce Tour, il ne veut pas seulement y participer, mais aussi y laisser sa trace. « On est prêts. C’est notre Tour, et on veut marquer le coup dès la première étape », confie-t-il.
Il mise sur une arrivée groupée pour jouer sa carte favorite : le sprint. Son équipe est briefée : le positionner au bon moment, dans les meilleures conditions. Objectif avoué ? Une ou deux étapes. Minimum.
Et pourtant, tout n’a pas été simple. Des vélos manquent à l’appel ? Qu’importe. L’esprit d’adaptation a pris le dessus. « On a fait avec. Le mental est resté intact. »
Face aux armadas étrangères mieux équipées, le discours reste lucide mais fier : « Oui, on connaît le niveau des Burkinabè, des Maliens, des Français. Mais ici, on est chez nous. Et le soutien du public, ça n’a pas de prix. »
Cette édition, pour lui, a une saveur particulière. Plus qu’un simple événement sportif, c’est un symbole. La ferveur médiatique, l’énergie des fans, l’implication des autorités : tout pousse les coureurs togolais à se surpasser.
Il rend d’ailleurs hommage au nouveau bureau fédéral : « L’année passée, on a galéré côté mécanique. Cette fois, tout est carré. On veut leur rendre ça avec des résultats. »
Autre facteur de motivation : une prime exceptionnelle. De quoi renforcer encore un groupe déjà soudé et bien préparé, avec notamment des grimpeurs comme Kako et un encadrement expérimenté.
Tchalem ne cache pas son ambition. Et avant d’enfourcher son vélo demain, il envoie un message clair à la concurrence :
« Demain, ça va rouler. » ndlr : déclaration faite la veille du départ.
D.A.
