Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 10 h 09 min Athlétisme, Sport

Athlétisme/ Mondial : World Athletics introduit des tests biologiques

Une décision justifiée par la volonté de préserver “l’intégrité de la compétition”, selon son président, Sebastian Coe.

La Fédération Internationale d’Athlétisme (World Athletics) a annoncé l’introduction de tests de prélèvement buccal pour déterminer l’éligibilité des athlètes dans les compétitions féminines. Une décision justifiée par la volonté de préserver “l’intégrité de la compétition”, selon son président, Sebastian Coe.

Des tests pour garantir l’équité sportive

Deux ans après l’exclusion des femmes transgenres des compétitions féminines, World Athletics renforce son dispositif en instaurant des tests “non invasifs” basés sur un écouvillonnage de la joue ou une analyse de sang sec. Ces examens visent à détecter d’éventuelles anomalies hormonales ou une transition après une puberté masculine. En cas de résultats non conformes, l’athlète concernée sera exclue des épreuves féminines.

“Les tests de pré-autorisation permettront aux athlètes de pouvoir concourir dans la catégorie féminine. Aucune de ces interventions n’est invasive. Elles sont nécessaires et seront réalisées selon les normes médicales les plus strictes. C’est un moyen vraiment important de renforcer la confiance et de maintenir cette concentration absolue sur l’intégrité de la compétition”, a clarifié Sebastian Coe, président de World Athletics lors d’une conférence de presse.

Une réglementation validée mais controversée

Depuis 2018, les athlètes qui présentent des différences de développement sexuel (DSD) doivent réduire leur taux de testostérone pour concourir en catégorie féminine, une règle confirmée par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en 2019 et par le Tribunal Fédéral de Lausanne en 2020.

Cependant, cette nouvelle mesure suscite des critiques. Si World Athletics insiste sur l’importance de protéger l’équité sportive, certains dénoncent une approche discriminatoire et une atteinte aux droits et à la vie privée des sportives. À quelques mois des Championnats du monde à Tokyo (13-21 septembre 2025), la question reste ouverte : cette réglementation sera-t-elle pleinement acceptée ou continuera-t-elle à diviser le monde de l’athlétisme ?

E.V

Crédit photo : Droits réservés

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