Lors de sa visite à la Rédaction éphémère du programme MediaOS ce jeudi 20 Novembre 2025, où elle a échangé avec des journalistes du Tchad, du Togo et du Bénin, Madame Aurélie I. ADAM SOULE ZOUMAROU, Ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, a abordé la question cruciale d’une intelligence artificielle africaine.

Photo d’ensemble des journalistes avec Mme Aurélie I. ADAM SOULE ZOUMAROU, Ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin
« Une IA africaine, ce n’est pas une IA qui est en autarcie », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’un équilibre entre identité locale et ouverture mondiale.
Une IA qui intègre les savoirs africains
Pour la Ministre, une IA africaine doit avant tout refléter les réalités du continent,
- « Il faut une IA qui nous ressemble, qui est dans le savoir de nos connaissances typiquement africaines, de notre héritage. »
Elle a insisté sur l’importance d’intégrer des éléments souvent négligés par les modèles existants,
- « Si les modèles d’IA ne sont pas entraînés avec nos éléments, on ne peut pas prétendre que l’IA aujourd’hui a une couleur aussi africaine.»
Un pont entre l’Afrique et le monde, la Ministre a rappelé que l’objectif n’est pas de créer une IA isolée, mais une technologie ancrée dans les réalités africaines tout en restant connectée aux avancées globales.
- « Une IA africaine, c’est possible. Mais à une condition : qu’elle soit à la fois ancrée dans nos réalités et ouverte sur le monde. »
Elle a cité l’exemple de l’e-santé, où l’IA peut jouer un rôle clé pour améliorer l’accès aux soins, notamment pour les femmes.
- « On peut adresser les problèmes spécifiques aux femmes, comme l’accès aux soins sanitaires pendant la grossesse… »
Ces innovations, selon elle, « vont nous aider à avoir une IA qui nous ressemble. »
Miss darlix, membre de la rédaction éphémère MediaOS
