Special Olympics Togo a lancé ce mercredi 23 avril 2025 une formation de quatre jours à l’intention de ses entraîneurs.
L’objectif est de renforcer leurs capacités dans l’encadrement des enfants vivant avec une déficience intellectuelle, à travers le sport.
Gneni Tchagbele, directeur exécutif national de Special Olympics Togo, explique que cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national mis en œuvre par l’organisation.
« Special Olympics Togo, comme toutes les structures sportives, a un programme national de prise en charge des enfants déficients intellectuels par le sport. Dans ce cadre, nous avons signé une convention d’objectifs avec le ministère des Sports et des Loisirs, et dans le plan de travail annuel budgétisé, il est prévu la formation des cadres et ces derniers qui doivent s’occuper des enfants doivent avoir des connaissances nécessaires pour la prise en charge des enfants dans le cadre des activités physiques et sportive. », a-t-il précisé.
La formation concerne environ 40 entraîneurs, venus de différentes localités où l’organisation est implantée, notamment Ahépé, kpalimé, Aného, Kara et Sokodé.

Un expert de Special Olympics Afrique est présent pour encadrer les participants. La formation comprend une phase théorique et se clôturera le samedi 26 Avril par une journée pratique avec une mini-compétition impliquant une cinquantaine d’enfants.
« Les entraîneurs doivent avoir les connaissances nécessaires pour s’occuper des enfants dans le cadre des activités physiques et sportives. À la fin de la formation, une évaluation sera faite, et ceux qui réussissent recevront un diplôme qui les reconnaît comme entraîneurs Special Olympics », a ajouté M. Tchagbele.
De son côté, l’expert Charles Takouet, représentant régional de Special Olympics Afrique pour les pays francophones, a souligné que sa visite à Lomé vise à accompagner ce renforcement de compétences.
« Il y a eu beaucoup de nouvelles personnes, donc il faut reprendre pour actualiser les informations. Cela permet d’élargir les services rendus aux personnes handicapées intellectuelles pour améliorer leur qualité de vie et favoriser leur inclusion dans la communauté », a-t-il déclaré.
Il a également rappelé l’importance de bien comprendre la mission de l’organisation. « C’est une formation de base pour que les participants sachent ce qu’est Special Olympics, pour quelle cause ils travaillent, et comment accompagner les personnes en situation de handicap intellectuel et leurs familles. »
En ce qui concerne le profil des encadreurs, M. Takouet a précisé :
« Tout le monde peut être encadreur Special Olympics. Il suffit d’avoir la volonté de servir. On retrouve des enseignants d’EPS, mais aussi des parents, des frères et sœurs. Il est important que même dans le cadre familial, on ait une connaissance du programme pour mieux accompagner les enfants. »
Enfin, Gneni Tchagbele a insisté sur la nécessité de persévérance et d’engagement.
« Ce n’est pas un travail aisé. Il faut être passionné et patient. Par le passé, certains commençaient puis abandonnaient. C’est pour cela que nous insistons sur ces formations, afin de trouver des personnes prêtes à accompagner durablement le programme. »
À la suite de cette formation, les bénéficiaires seront encouragés à partager leurs acquis avec d’autres volontaires dans leurs zones respectives.
Miss Darlix.
Source : Special Olympics
