Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par • 11 h 38 min• Société

Société/Togo : Insertion des diplômés en situation de handicap, le cri du cœur de l’APHDFT

Selon l’organisation, les concours classiques ne permettent pas de garantir une équité des chances. Dohou Kossi plaide pour un dispositif

L’adoption récente du projet de loi relatif à la promotion et à la protection des personnes en situation de handicap au Togo marque une avancée saluée par les principaux concernés. Réunie en conférence de presse ce samedi 26 septembre à Lomé, l’Association des Personnes Handicapées Diplômées et Fonctionnaires du Togo (APHDFT) a exprimé sa satisfaction tout en interpellant le gouvernement sur la question cruciale de l’insertion professionnelle.

Adopté en Conseil des ministres le 7 septembre 2026, ce texte répond à plusieurs années de plaidoyer. Le président de l’APHDFT, Dohou Kossi, exhorte désormais l’exécutif à accélérer le processus de promulgation :

« Nous sommes ravis d’avoir ce pas », a-t-il déclaré, insistant toutefois sur la nécessité de traduire ces engagements en actes.

Un appel à des mécanismes de recrutement adaptés

Malgré leurs qualifications, de nombreux diplômés en situation de handicap restent exclus du marché du travail. « Nous sommes diplômés, mais nous moisissons auprès de nos parents faute d’emploi », déplore Dohou Kossi. Pour y remédier, l’association préconise la mise en place d’un système de recrutement dérogatoire au sein de la fonction publique.

Selon l’organisation, les concours classiques ne permettent pas de garantir une équité des chances. Dohou Kossi plaide pour un dispositif spécifique d’évaluation axé sur la valorisation des compétences :

« Si tu as eu le diplôme, j’ai eu le diplôme, il faut qu’on nous valorise. On va voir si je suis compétent ou pas », martèle-t-il, rappelant que le handicap ne doit pas être un frein à l’accès à l’emploi.

Bien que l’APHDFT reconnaisse l’intégration de 17 personnes en situation de handicap dans la fonction publique au cours des cinq dernières années, elle juge ce chiffre nettement insuffisant au regard du nombre de cadres en attente de recrutement.

L’association entend poursuivre son plaidoyer auprès des autorités administratives jusqu’à l’obtention de mesures concrètes. « Nous, on ne va pas nous désarmer », conclut Dohou Kossi.

E.V.

Crédit photo : D.R.

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