Garanti par l’article 34 de la Constitution togolaise, mais pas que, le droit à la santé est un droit inaliénable de l’homme. La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’emploie pour que tout le monde puisse en jouir.

Les agents en visite dans un centre de santé
Cinq équipes de trois gents de la CNDH sont sur le terrain depuis le 7 août. Ils ont à visiter une quinzaine de centres de santé. Avec un guide de collecte de données, ils s’entretiennent, (séparément) à chaque étape, avec l’administration, le corps soignant et les patients.
Dans l’axe 2 de son Plan stratégique, dénommé « promotion d’une culture des droits de l’homme et renforcement de la protection », la Commission en a tiré le projet « Jouissance du droit à la santé au Togo » dont le monitoring n’est qu’une composante. Les deux autres se déclinent en atelier de sensibilisation et au plaidoyer pour la mise en œuvre effective du droit à la santé.
L’objectif dudit projet, exécuté en concertation avec l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT), est de contribuer à une meilleure jouissance de ce droit, c’est-à-dire, sensibiliser les acteurs clés du domaine de la santé sur le droit à la santé, s’assurer que l’Etat a créé toutes les conditions pour permettre un accès universel aux soins et faire le plaidoyer pour sa mise en œuvre effective.
Certes, le Togo a mis en place les structures sanitaires de proximité, adopté une nouvelle politique nationale de santé adoptée avec les plans de développement sanitaire. Il s’est aligné sur les engagements internationaux, notamment les Objectifs de développement durable (ODD) dans le cadre de la mise en place de la Couverture sanitaire universelle. Mais, on peut faire mieux. « Malgré ces avancées, aussi bien les praticiens de la santé que les patients ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur les entraves à la jouissance effective du droit à la santé », note la CNDH. D’où l’origine de son projet en cours d’exécution jusqu’en octobre 2023.
Kossivi AMET.
