Au Togo, le VIH, la tuberculose et le paludisme demeurent des défis majeurs de santé publique. Souvent silencieuses dans leur progression, ces pathologies impactent une part importante de la population. Le paludisme reste la première cause de consultation hospitalière : en 2022, il représentait près de 60 % des motifs de visite, touchant de plein fouet les enfants de moins de cinq ans (34 % des cas et environ 65 % des décès liés à la maladie).
Une riposte vaccinale et structurelle
Face à ce constat, le pays a franchi une étape décisive en 2025 avec l’introduction nationale du vaccin antipaludique R21/Matrix-M. Malgré cette avancée, la persistance de la maladie impose un renforcement constant des stratégies de riposte et une adaptation des protocoles de soins.
Un dialogue national pour préparer l’avenir
Dans cette optique, le Togo amorce une phase déterminante de sa politique sanitaire. Le 7 avril, à Lomé, le Mécanisme de coordination nationale (CCM-Togo), en collaboration avec le ministère de la Santé, a ouvert un dialogue national. Ce cadre d’échanges vise à préparer le cycle de financement 2027-2029 du Fonds mondial.
L’enjeu est de taille ; élaborer une note conceptuelle unique intégrant la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Cette approche coordonnée doit garantir la pérennité des interventions tout en consolidant l’architecture globale du système de santé national.
Optimiser les ressources pour un impact durable
Réunissant les acteurs étatiques, la société civile et les partenaires techniques, ce processus se veut inclusif. Il permet d’identifier les priorités nationales, d’harmoniser les programmes et de structurer les futures demandes de financement.
L’objectif est désormais de “mieux faire” avec des ressources parfois limitées. Les discussions ont mis l’accent sur la nécessité de privilégier des actions à fort impact et d’améliorer la coordination entre les intervenants pour éviter toute duplication des efforts. Au-delà des échanges, ce dialogue trace la feuille de route sanitaire des prochaines années pour aboutir à une demande de financement parfaitement adaptée aux réalités du terrain.
Wan.
Sources : OMS, ATOP
Crédit photo : D.R
