La 12ᵉ édition des Championnats du monde de para-athlétisme s’est ouverte le samedi 27 septembre 2025 à New Delhi, en Inde. Plus de 1 000 athlètes issus de 100 pays sont engagés dans cette compétition majeure, qui se déroule jusqu’au 5 octobre au Jawaharlal Nehru Stadium. Dès les premiers jours, plusieurs nations africaines ont brillé, décrochant leurs premières médailles.
En parallèle, des voix s’élèvent contre les inégalités persistantes. L’équipe kényane a dénoncé une réduction de ses indemnités journalières à 60 dollars, loin des 200 promis, ainsi que des conditions d’entraînement jugées inéquitables. « Nous demandons simplement l’égalité et un salaire équitable », a déclaré le para-athlète Samson Ojuka à la télévision nationale.
Sur le plan sportif, le Maroc a ouvert son compteur grâce à Aymane El Haddaoui, médaillé de bronze sur 100 m (T47) en 10’’70, derrière le Brésilien Petrucio Ferreira et le Chinois Shi Kangjun.a
« C’est ma meilleure performance de l’année et une grande source de motivation », a confié le para-athlète, de retour après blessure.
La Tunisienne Raoua Tlili, déjà multiple championne du monde, a confirmé son statut en remportant le bronze au lancer du poids (F41) avec un jet à 9,96 m. Elle enrichit ainsi le palmarès de la Tunisie, représentée par 11 athlètes.
L’Algérie de son côté s’est distinguée avec Nassima Saifi, qui a décroché la première médaille d’or africaine au lancer du disque (F57) grâce à un jet de 34,54 m. Cette victoire confirme son rang parmi les meilleures mondiales.
Avec 186 épreuves au programme, les espoirs africains restent vifs, notamment dans les disciplines de sprint et de lancer, où le continent affiche une solide tradition de performance.
La compétition se poursuit jusqu’au 5 octobre au Jawaharlal Stadium, avec 186 épreuves médaillées au programme. L’Afrique espère encore d’autres podiums, notamment avec ses spécialistes de sprint et de lancer, déjà reconnus sur la scène internationale.
E.V.
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