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Rédigé par 0 h 41 min Natation, Sport

Natation / Togo – Roger Amegbeto : “Mon plus beau souvenir, c’est mon entrée au club havrais”

L’ancien nageur togolais, Roger Amegbeto a pris du recul pour se bâtir. Après plusieurs années de préparation, il est donc de retour pour donner corps à un projet qui lui tient à cœur. Ahouevi est allé à sa rencontre. (Première partie).

Ahouevi : Roger Amegbeto, qui êtes-vous ?

Amegbeto: Je m’appelle Roger Amegbeto, ancien nageur du Togo. Actuellement je joue au waterpolo en France. Je suis chargé de l’animation territoriale pour l’agence politique par le sport. Je porte comme projet la création d’un centre aquatique intégré à Kpimé (à quelques kilomètres de Kpalimé).

Ahouevi : Comment êtes-vous arrivé à la natation ?

Amegbeto : la natation c’est une longue histoire. Au fait, mon père travaillait pour un hôtel au Togo et tout naturellement on a bénéficié de l’accès à la piscine. Je voyais les expatriés nager et ça m’a donné l’envie pour cette pratique. Il faut savoir que dans mon quartier, plusieurs faisaient du football mais moi je n’y adhérais pas forcément donc tout naturellement je me suis tourné vers la natation. Cela m’a beaucoup plu et j’y suis resté.

Ahouevi : Quel a été votre plus beau souvenir ?

Amegbeto: Je ne peux pas dire qu’il y a un seul souvenir. Mon plus beau souvenir c’était déjà mon entrée au club nautique havrais, un club de natation qui m’a accueilli en 2012 (comme sportif de haut niveau) pour préparer les jeux olympiques de 2012. Mais avant ça, j’avais participé aux premiers Jeux olympiques de la jeunesse en 2010. C’est l’un des plus grands événements auxquels j’ai pu participer au nom du Togo. Après, en termes d’expérience sportive, j’ai organisé des évènements sportifs au Havre et qui font partie aussi de ce cursus de sportif.

Ahouevi : Quels sont vos plus mauvais souvenirs ?

Amegbeto: Ce qui reste amer en moi c’est qu’en 2012 je suis parti au club nautique havrais en France (précisément au Havre) pour préparer les jeux olympiques de 2012 au nom du Togo et en fin de compte je ne sais pas pourquoi ou comment je n’ai pas été pris sachant qu’en ce moment-là, je faisais partie des meilleurs. Il faut savoir que nous nos sélections entre guillemets, comme on ne fait pas les minimas, on fait les sélections en fonction des meilleurs temps de chaque pays. Moi j’ai été sélectionné pour aller aux jeux mais je n’ai pas été pris et ça été tout de même quelque chose de très amère pour moi. C’est aussi ce qui m’a permis d’avoir du recul et de rebondir.

Ahouevi : de votre carrière d’athlète, qu’est-ce que vous ne referai pas ?

Amegbeto : Moi, tout ce que j’ai pu faire en termes d’expérience à l’étranger, ça m’a permis d’être celui que je suis aujourd’hui. Il y a donc eu beaucoup de choses positives. Tout ça m’a servi, m’a formé et m’a permis de revoir les bases que je n’avais pas forcément quand je m’entraînais au Togo. Il faut savoir que chez nous les processus d’entraînements ne sont pas si top que ça. A l’étranger, j’ai dû refaire un peu ma carrière, retourner aux bases et me reconstruire sur du long terme. Pour moi, c’est une belle expérience que j’ai pu vivre et cela m’a permis d’être celui que je suis aujourd’hui.

(A suivre).

Propos recueillis et transcrits par Agbo Love.

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