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Rédigé par 22 h 49 min Culture, Musique

Musique / Interview : Kossi Ape’son : « En 15 ans de carrière, j’ai fait 5 albums et je prépare le 6è, c’est est une bénédiction »

S’il faut encourager les autorités à y investir, il est aussi important que nous artistes produisons des sons potables, de bonne qualité

Kossi Ape’son

L’artiste de la chanson Kossi Ape’son prépare l’organisation du concert de ses 15 ans de carrière prévu pour le dimanche 10 décembre 2023, à la plage, face de l’hôtel de la Paix.

Ce sera en format live sur fond d’une grande « fête », promet-il. En prélude à l’évènement, Kossivi Octave Apélété Sewonu, à l’état-civil, accepte répondre à quelques questions d’Ahouevi info.

Pour ce concert des 15 années de carrière, que promettez-vous de spécial à vos fans ?

15 ans de carrière, c’est d’abord une bénédiction, c’est une grâce. C’est une fête. C’est pour pouvoir dire merci à tous ceux qui ont aimé tout ce j’ai fait du début jusqu’à aujourd’hui, ceux qui ont pris le train en marche, ceux qui ne m’ont jamais lâché.

La particularité du concert de ces 15 ans c’est qu’il n’y aura que du live, pourquoi ?

J’ai décidé cette année d’être un peu plus proche de ma communauté, celle de Bè. Je me plains que la plupart des gens issus de ma communauté ne viennent pas, souvent, à mon concert. Ils m’ont dit d’être plus proche d’eux. Ce que je vais faire. Nous avons besoin d’être ensemble pour mieux s’entraider.

Quel bilan dressez-vous de votre carrière ?

Kossi Ape’son

Kossi Ape’son

J’en tire un bilan positif, comme je l’ai dit lors de ma conférence de presse de la fois passée (mercredi 18 octobre). Si je suis encore artiste jusqu’aujourd’hui, pour fêter mes 15 ans de carrière, c’est que le bilan est positif.

Certains ayant du talent, de très belles voix ont commencé mais se sont arrêtés en chemin. Ils n’ont pas sur faire ne serait-ce que deux ans de parcours musical. Nous avons la grâce de Dieu. En 15 ans, j’ai fait 5 albums et je prépare le 6è. C’est une bénédiction.

Toutefois, mon attente n’a pas été totalement comblée. Un artiste de mon rang, qui fait la musique que je fais, la musique du terroir, une musique qui s’identifie au Togo, manque de soutien.

Si aujourd’hui tout le monde décide de faire une autre musique, on risque de perdre nos valeurs culturelles. C’est vrai, nous avons besoin de tous les genres musicaux mais on a le devoir de sauvegarder nos valeurs culturelles. C’est de ce que côté que je dis que le bilan est mitigé. Parce que, des fois même, c’est difficilement que vous trouvez des scènes. Sur ce plan, ça été compliqué. C’est vrai que je ne me plains pas mais il est important que les musiques identitaires trouvent davantage d’échos favorables.

Que pensez-vous de la musique togolaise ?

La musique togolaise a pris une ascension. Même si, parfois, on déplore des sons d’une certaine vulgarité. Moi je n’accuse personne. Depuis 5 ans, la musique togolaise révèle beaucoup de talents ; des talents qui égaient le public, font des musiques de la tendance. Cela prouve que la musique togolaise se développe, elle est de plus en plus appréciée à l’extérieur. Elle nous ramène aussi des trophées.

On a besoin de pousser cette musique pour qu’elle aille plus loin, pour qu’elle atteigne le niveau du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Congo, etc. parce qu’il y a beaucoup de talents au Togo.

Il faut qu’on sache que la culture aussi contribue au développement d’un pays. S’il faut encourager les autorités à y investir, il est aussi important que nous artistes produisons des sons potables, de bonne qualité ; bref nous devons davantage être professionnels afin d’attirer les sponsors, les mécènes.

La musique que vous faites peut-elle s’exporter ?

La musique togolaise ne s’exporte pas comme elle devrait l’être. Faute de moyens, parfois vous êtes invités mais vous ne pouvez pas faire le déplacement. Au début de ma carrière, j’ai fait quelques scènes à l’extérieur. Mais par la suite, certaines conditions ont fait que je n’ai pas continué.

Le contexte togolais est tel que si tu n’es pas l’ami d’un tel ou le protégé d’un tel tu n’auras pas de coup de pouce. Sinon ma musique est exportable. Je ne parle pas forcément du gouvernement. Au Togo, il y a des gens capables de soutenir matériellement les artistes, afin de booster leur carrière comme ce qui se fait au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, entre autres.

Kossivi AMET.

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