La Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a convié ce mardi 22 septembre les créateurs de contenus, blogueurs, influenceurs et youtubeurs à une séance de travail. La rencontre visait à établir un premier contact avec ces acteurs et à les sensibiliser aux principes d’une communication saine et responsable sur les réseaux sociaux.
Un nouveau champ de compétences
Depuis l’élargissement, en 2024, des prérogatives de l’ancienne HAAC à la communication numérique, ces nouveaux acteurs font désormais partie des publics régulés par l’institution.
« Il y a eu l’élargissement du champ de compétences de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication à la communication numérique. Cet élargissement a impliqué l’entrée dans le champ de mission de la HARC de nouveaux acteurs : ces acteurs sont les influenceurs, les créateurs de contenus, les blogueurs. Il était nécessaire de convoquer cette rencontre pour connaître les nouveaux acteurs de cette forme de communication, et aussi avoir une démarche pédagogique, à savoir les former aux principes fondamentaux d’une communication saine, dans le but de promouvoir une communication qui ajoute une plus-value à la consolidation de la solidarité nationale, à la politique du vivre-ensemble et à l’apaisement des tensions », a expliqué N’do Pabozi, directrice des Affaires juridiques et du Contentieux à la HARC.

Cette séance a également permis d’exposer les évolutions réglementaires envisagées et de recueillir les préoccupations du secteur. Pour l’instance administrative, cette démarche se veut avant tout préventive.
« Il faut initier les acteurs concernés aux principes fondamentaux d’une bonne communication. Et ensuite, après cette phase pédagogique, d’information et de sensibilisation, la HARC pourra établir des normes, des principes qui permettent de censurer les dérives. Mais avant de censurer les dérives, il faut que les acteurs sachent ce que c’est qu’une communication saine, qu’ils connaissent leurs obligations et les devoirs qui leur incombent », a-t-elle poursuivi.
Sensibilisation avant les sanctions
L’initiative entend promouvoir une expression numérique respectueuse de l’éthique, de la vie privée et de la dignité d’autrui. Pour le créateur de contenu Maxi Damdare, la démarche tombe à point nommé :
« Nous connaissons quand même les dérives que les réseaux sociaux créent au sein de la population, et il est vraiment temps d’assainir le secteur. Je pense que c’est une bonne initiative qui respecte l’esprit de la nouvelle Constitution […] l’important, c’est de faire en sorte que tout le monde puisse exercer, mais dans le respect de l’image et de la vie privée de tout un chacun. »
La HARC entend poursuivre le déploiement de son cadre réglementaire. Cette étape de concertation précède l’entrée en vigueur de dispositifs contraignants et de sanctions en cas d’infraction.
Wan.
