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Rédigé par 15 h 37 min Economie

Interview/Kossi-Amen Gbene : « Il existe cinq étapes à franchir pour devenir un entrepreneur épanoui » (Suite et Fin)

Suite et fin de notre interview avec l’entrepreneur et expert en développement des entreprises, Kossi-Amen Gbene.Dans la première partie, il était question de vous éclaircir sur l’Entrepreneuriat, du pourquoi faut-il développer l’entrepreneuriat des jeunes pour stimuler la croissance ?

Suite et fin de notre interview avec l’entrepreneur et expert en développement des entreprises, Kossi-Amen Gbene.Dans la première partie, il était question de vous éclaircir sur l’Entrepreneuriat, du pourquoi faut-il développer l’entrepreneuriat des jeunes pour stimuler la croissance ?

Il évoque à présent, les étapes à franchir pour s’épanouir dans le domaine entrepreneurial, éclaircit la notion d’entreprendre avec Zéro franc et termine avec des conseils à l’endroit des jeunes Togolais désireux d’entreprendre.

AI : Quelles sont les étapes à franchir pour s’épanouir dans le domaine entrepreneurial ?

KAG : Pour passer de simple entrepreneur à véritable propriétaire d’entreprise, des étapes sont à franchir : créer, se développer, se stabiliser, reprendre ou céder, croître en externe, déclin.

Après la phase de gestation de l’entreprise, la phase de création permet de consolider les bases et de bâtir les fondations de l’entreprise et de la présenter au grand public.

A l’étape du développement, l’entreprise se développe rapidement et se fait une place parmi la concurrence. Son chiffre d’affaires évolue, son équipe s’agrandit et son image de marque se développe. Elle connaît une croissance réussie et grandit au fil du temps tout en continuant de saisir des opportunités et maitriser les gestes et outils pour croitre.

L’étape de la stabilisation est la phase de la maturité ou une encore la phase où l’entreprise prospère et croit. Stable, elle se doit de se renouveler, innover pour continuer à croître, car cette phase ne dure pas éternellement, peu importe qu’elle soit la plus longue du cycle de vie l’entreprise et peut durer plusieurs décennies.

L’étape du déclin fait suite à la phase de stabilisation et marque un changement dans sa croissance. Il s’agit d’un ralentissement de la croissance de l’entreprise qui s’ouvre sur deux possibilités, soit  l’entreprise arrive à rebondir et reprend sa stagnation ou soit l’entreprise ne parvient pas à surmonter cette étape et passe en phase critique.

Et enfin, l’étape critique où l’entreprise fait face à un déclin global et il revient alors au chef d’entreprise des décisions idoines qui peuvent le mener par exemple à une transmission des actifs de l’entreprise ou de la céder à un repreneur, ou encore de passer à la fusion-acquisition (transmettre le patrimoine d’une entreprise à une autre).

AI : Est-il vraiment possible de commencer une activité avec « zéro franc » ?

KAG : Le nerf de la guerre pour tout entrepreneur qui souhaite créer, se développer, reprendre ou céder, croitre en externe est le financement, dit-on ! Un projet solide et ambitieux restera toujours à l’état de projet s’il ne trouve pas de financement. Aujourd’hui plus encore, croyez-vous, car conjoncture économique oblige, il devient plus compliqué d’obtenir des fonds pour mettre en route une idée. De ce fait, il est souhaitable de démarrer une activité avec « zéro franc ». En clair, il s’agit de lancer ses activités en s’appuyant sur ses économies personnelles ainsi que sur les aides financières de ses proches (love money). Il s’agit d’un concept d’« entreprendre à zéro franc » qui consiste à se lancer en affaire sans se faire octroyer un prêt ou crédit bancaire, au-delà de toutes polémiques. Pour ma part, je dirai plutôt d’« entreprendre avec un Prêt/Crédit bancaire = 0 ». Afin de se concentrer sur les innovations à apporter ou les opportunités du marché à saisir et éviter les stress d’un crédit accordé, source de manque d’inspiration chez les jeunes entrepreneurs.

AI : Quels conseils pouvez-vous donner à la jeunesse togolaise voulant se lancer dans une activité génératrice de revenus ?

KAG : Dans la perspective de promouvoir le développement d’un « entrepreneuriat à forte croissance » et de contribuer à améliorer la qualité de l’environnement entrepreneurial, je dirai aux jeunes de saisir les opportunités offertes par nos gouvernants qui ont mis en place un climat économique général propice à la création des entreprises, et de stimuler l’entreprenariat par un ensemble de mesures spécifiques incitatrices (les aides financières, les exonérations fiscales, etc.) ou par l’implantation de nouvelles structures et organismes (les pépinières d’entreprises, les incubateurs, les pôles d’excellence, etc.). Afin de les aider à développer des idées originales, à se faire former, à recruter les talents appropriés et à étoffer leur activité.

Ce qui leur permettrait d’être des entrepreneurs motivés par des opportunités en aspirant au profit et à l’indépendance. Afin d’innover et viser une forte croissance de leurs activités, notamment par une expansion au-delà des marchés, des produits et des services locaux. Et non, des entrepreneurs motivés par la nécessité en créant leurs entreprises parce qu’il n’existe pas d’autres opportunités d’emploi rémunéré viables pour eux.

De plus, il leur revient de se faire accompagner par des cabinets spécialisés.

Fin

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