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Rédigé par 23 h 06 min Gymnastique, Sport

Gymnastique / Togo : Soveadi Komi Ernest « la Gymnastique de compétition est malheureusement méconnue »

A la veille du démarrage d’un stage de formation à l’attention des entraineurs de gymnastique du Grand Lomé et de la Région Maritime, Komi Ernest Soveadi, Président de la Fédération Togolaise de Gymnastique (FETOGYM) a bien voulu répondre à nos questions.

Ahouevi : M. Soveadi, qui êtes-vous ?

K.E. Soveadi : Je suis Komi Soveadi à l’Etat civil. Je suis né un 7 novembre. Je suis à l’origine enseignant d’éducation physique et j’interviens présentement à l’Institut National de la Jeunesse et Sport. Je m’occupe des cours de gymnastique et je suis en même temps le président de la Fédération Togolaise de Gymnastique.

Ahouevi : Comment se porte votre fédération ?

K.E. Soveadi : Il faut rappeler que c’est le 13 octobre 2018 que nous avons vu le jour avec à l’origine six clubs fondateurs de cette fédération. Aujourd’hui nous sommes reconnus au niveau du ministère de l’administration territorial. Au niveau du ministère des sports également, nous avons l’agrément. Nous avons l’agrément du CNO-Togo nous sommes affiliés à la Fédération Internationale de Gymnastique. Nous entreprenons des activités, nous nous portons donc à merveille.

Ahouevi : Votre fédération est très occupée avec des formations à venir. Pouvez vous nous mettre au parfum ?

K.E. Soveadi : effectivement nous sommes très occupés par des formations, des activités ici et là. Nous sommes sollicités à l’international. Entre temps nous avons pris part à un camp de gymnastique artistique au Nigéria. Nous prenons part aux formations que la fédération internationale organise pour les juges. Nous avons initié cette année 2022, une formation des entraineurs qui commence dès cette semaine du 27 juin.

Ahouevi : Comment sera -t-elle organisée ?

K.E. Soveadi : Nous avons ciblé deux régions du Togo, à savoir le Grand Lomé et la région Maritime. Il y aura deux sessions de formation, une pour les entraineurs du Grand Lomé et l’autre pour ceux de la région Maritime. La session de Lomé Commune devrait démarrer le 27 juin. Pour la Maritime, c’est le 1er juillet. Deux types de modules (en présentiel et à distance) sont au programme.

Les intervenants sont de qualité, car il s’agit d’un Expert qui interviendra notamment depuis l’Italie, spécialiste de l’entrainement. Il sera appuyé par un autre collègue au Bénin.

Ahouevi : Est-ce que les deux modules sont obligatoires ?

K.E. Soveadi : Oui c’est obligatoire. Il faut participer à tout. En plus des deux modules, il faut retourner sur le terrain, s’occuper des jeunes et cela fait partie de l’évaluation. Au bout, on va se retrouver lors d’une compétition où nous allons tenir compte également de l’évolution des jeunes que les entraineurs potentiels ont entrainés.

Ahouevi : quel objectif visez-vous ?

K.E. Soveadi : il faut dire que les jeunes attendent que des spécialistes s’occupent d’eux (on peut les voir dans les sautoirs et à la plage s’essayer aux éléments acrobatiques) pour que ce qu’ils produisent aille dans le sens de la compétition.

Ahouevi : La gymnastique semble méconnue au Togo, êtes-vous d’accord avec cette assertion ?

K.E. Soveadi : je suis tout à fait d’accord. Il faut dire au passage qu’il y a deux formes de gymnastique (la gymnastique d’entretien et celle de compétition). La gymnastique d’entretien est connue et pratiquée par les togolais, ne serait-ce qu’en s’occupant de sa santé par l’activité sportive.

C’est la gymnastique de compétition qui n’est pas tout à fait connue. Par contre dans les pays qui nous entourent, la gymnastique de compétition est un sport de base et nous voulons aller dans ce sens. C’est pour cela que nous entreprenons cette campagne de formation des entraineurs à mettre à la disposition du public togolais.

Ahouevi : Le Togo manque d’infrastructures sportives dignes de ce nom, notamment de gymnase. Quelle action pensez-vous mener pour changer cela ?

K.E. Soveadi : Nous comptons mettre ensemble les trois institutions que sont le cabinet des sports, le comité olympique et la fédération internationale pour qu’un gymnase digne de ce nom puisse voir le jour. Ce sont des actions que nous allons mener vers ces trois institutions. Ce n’est pas très difficile, nous connaissons la voie pour y arriver.

Ahouevi : Au Togo, en dépit des efforts fait par le Ministère des Sports et des Loisirs pour assister les fédérations, celles-ci restent néanmoins à l’exception de quelques-unes démunies. Quelle est votre situation ?

K.E. Soveadi : je l’ai dit tantôt que nous sommes reconnus par le cabinet des sports, nous avons l’agrément et à ce titre comme toute organisation sportive, je voudrais remercier au passage madame le ministre des sports pour les efforts qu’elle est entrain de consentir pour mettre à l’aise toutes les organisations sportives. La FETOGYM a bénéficié d’un accompagnement cette année qui permet de nous occuper de la formation des entraineurs, de l’organisation des compétitions et du fonctionnement du bureau exécutif. C’est donc grâce à cet accompagnement que nous allons réaliser en toute simplicité la formation que nous proposons aux entraineurs des deux régions. Ce n’est pas encore à la taille de ce que nous souhaitons, et si nous arrivons à avoir un gymnase digne de ce nom, alors nous serons aux anges. Et pour cela nous allons entreprendre d’ici peu une action entre les trois institutions à savoir le cabinet des sports, le comité olympique et la fédération internationale pour que ce gymnase puisse voir le jour.

Ahouevi : Les projets d’avenir de la FETOGYM ?

K.E. Soveadi : la gymnastique de compétition est méconnue et notre objectif est de faire en sorte que le public sportif togolais puisse la découvrir. Pour se faire, nous allons multiplier les activités.

Ahouevi : le mot de la fin

K.E. Soveadi : Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous avez donnée de pouvoir parler de la gymnastique. Je profite également de l’occasion pour remercier le Ministère des Sports et des Loisirs pour son accompagnement.

Je voudrais enfin remercier les potentiels entraineurs qui se sont portés volontaires pour nous accompagner dans ce processus.

Je souhaite qu’après cette formation, ils n’abandonnent pas parce que les enfants attendent et c’est à nous de les organiser de telle sorte que ce qu’ils veulent en pratiquant la gymnastique, ils puissent l’avoir.

Propos recueillis par Tony Dee et transcrits par AGBO Love

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