À Kpalimé, la Fédération Togolaise de Golf (FTGolf) ne veut plus se limiter à une simple initiation. Les 13 et 14 août 2026, sur le terrain de l’ASAG, l’instance a conjugué sensibilisation et détection pour identifier les profils prometteurs et leur offrir des perspectives d’apprentissage.
Organisée après les étapes de Kara et Sokodé menées en début de mois, cette intervention s’inscrit dans le prolongement du travail entamé à Kpalimé en 2025. Deux jours durant, des jeunes âgés de 8 à 18 ans se sont familiarisés avec les fondamentaux de la discipline : tenue du club, frappe de balle et principes du swing, le tout clôturé par un atelier de mise en situation réelle.

L’événement a également suscité l’intérêt des enseignants d’éducation physique et sportive (EPS). Akamres Agninde, professeur d’EPS au lycée de Kouma, y a découvert les bases du jeu :
« J’ai appris comment tenir le club, comment jouer la balle et comment l’envoyer. C’était magnifique », a-t-il confié, envisageant déjà des initiations pour les classes de 6ᵉ et 5ᵉ sous réserve d’accompagnement matériel.
Une dizaine de jeunes distingués
Pour encadrer les participants et évaluer leur potentiel, la FTGolf a sollicité deux professionnels, Awoussou John et Lankekou Papson. Une dizaine de jeunes ayant montré des prédispositions naturelles ont reçu des dotations en matériel (clubs et balles), permettant de maintenir la pratique autonome dans la perspective de créer un club local.
« Il y a des jeunes qui ont des talents naturels, des mouvements fluides », a souligné Awoussou John, tout en rappelant que ces aptitudes devront être entretenues par une pratique régulière.
Le suivi et les infrastructures comme prochains défis
Afin de pérenniser la démarche, la FTGolf entend raccourcir les délais entre ses visites sur le terrain et intégrer cette vulgarisation au milieu scolaire dès la rentrée.
« Nous allons essayer d’envoyer régulièrement un coach pour faire le suivi, pour que les enfants n’oublient pas ce qu’on leur a enseigné », a annoncé le président de la FTGolf, Charles Agbavon.
Pour pallier le manque d’infrastructures adaptées en région, qui limite la pratique des coups longs, la fédération prévoit d’implanter progressivement des zones de frappe (driving ranges), avec un premier projet pilote envisagé à Kara. L’objectif ultime est d’alimenter les sélections nationales de jeunes grâce à ce vivier en construction.
E.V.

