La tension monte autour de l’organisation logistique de la Coupe du monde 2026. Dans un communiqué publié ce vendredi, la FIFA s’est inquiétée du coût du transport ferroviaire entre New York et le MetLife Stadium, pointant un tarif aller-retour fixé à 150 dollars pour les jours de match.
L’instance juge ce prix « élevé » et « arbitrairement » établi, estimant qu’il « aura un effet dissuasif » sur les supporters. « Fixer arbitrairement des prix élevés et exiger que la FIFA en assume le coût est sans précédent », a déclaré Heimo Schirgi, directeur des opérations du tournoi. Il souligne qu’« aucun autre organisateur d’événement mondial (…) n’a été confronté à une telle demande ».
Un tarif multiplié par dix
Le billet spécial annoncé par la régie des transports du New Jersey représente environ dix fois le prix habituel du trajet, estimé à 12,90 dollars. Pour Heimo Schirgi, ce « modèle tarifaire » risque de détourner les supporters vers d’autres moyens de transport, avec des conséquences potentielles sur la fluidité des accès au stade. Le trajet entre Penn Station et le MetLife Stadium, long d’une trentaine de kilomètres, dure environ trente minutes.
Les autorités locales justifient la hausse
Du côté des opérateurs, la hausse est assumée. Le directeur général de New Jersey Transit, Kris Kolluri, a expliqué que ce tarif vise à couvrir les frais liés aux trains supplémentaires et aux dispositifs de sécurité, estimés à 48 millions de dollars. Sans cette tarification, les usagers quotidiens « subventionneraient à hauteur de 92 % » les déplacements des spectateurs, a-t-il précisé, ajoutant que « ce sont les fans qui vont au match qui devraient en assumer la charge ».
Un désaccord politique
La question a pris une dimension politique. La gouverneure du New Jersey, Mikie Sherrill, estime que la FIFA, qui anticipe environ 11 milliards de dollars de recettes, « devrait prendre en charge les frais de transport de ses supporters ». En réponse, l’instance internationale insiste sur la nature de ces revenus, « et non des bénéfices », rappelant son statut « à but non lucratif » et affirmant que les recettes sont « réinvesties dans le développement du football (…) partout dans le monde ».
Le MetLife Stadium, qui accueillera la finale le 19 juillet 2026, recevra plusieurs dizaines de milliers de spectateurs par match. L’accessibilité des transports s’impose déjà comme un enjeu clé de l’organisation.
E.V
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