Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a officiellement clos le feuilleton de l’incertitude lors du congrès de Vancouver. Il confirme la participation de l’Iran au Mondial 2026 (11 juin-19 juillet). La « Team Melli » sera présente dans la compétition coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, malgré la crise géopolitique au Moyen-Orient et les relations tendues avec certains pays hôtes.
Diplomatie sportive et lignes rouges
Officiellement, la décision repose sur la qualification sportive de l’Iran. Toutefois, Mehdi Taj, président de la fédération iranienne, a réagi fermement en dénonçant une institution vulnérable aux pressions. Il impose des conditions strictes pour garantir une participation sans entraves : sécurité totale des joueurs, absence de polémiques politiques visant la sélection et reconnaissance des symboles nationaux. L’objectif de Téhéran est d’empêcher que l’événement ne serve de tribune d’opposition au régime.
Une réunion stratégique à Zurich
Afin d’anticiper les risques de blocage, la FIFA a programmé une rencontre avec les responsables iraniens à Zurich avant le 20 mai. L’AFP a appris ce mardi 5 mai 2026, auprès d’une source proche du dossier, que cette réunion traitera des questions critiques de visas, de logistique et de sécurité.
Si la présence de l’Iran est actée, son intégration demeure fragile. Ce dossier sensible place la FIFA face à un test majeur : préserver l’unité du football dans un contexte où chaque décision sportive engendre des répercussions diplomatiques mondiales.
E.V.
Sources : AFP, FOOTMERCATO, OUESTFRANCE
