Du 22 au 30 juillet 2025, le Togo participera aux Championnats du Monde Senior d’Escrime à Tbilissi, en Géorgie, avec une seule athlète. Rose Lamega défendra les couleurs nationales dans l’épreuve individuelle de fleuret dames U20.
Une sélection à la fois symbolique et contrainte
Championne nationale en titre, Rose Lamega a été choisie parmi trois candidates, en raison de ses performances mais aussi dans un contexte budgétaire difficile. Faute de ressources suffisantes, la Fédération Togolaise d’Escrime (FTE) a dû se limiter à une seule catégorie cette année.
« Pour participer à toutes les épreuves individuelles, il faudrait présenter 24 athlètes. Faute de moyens, nous privilégions certaines armes », explique Victor Lamega, président de la Fédération.
Une préparation solitaire mais encadrée
Grâce à une bourse de la Fédération Internationale d’Escrime (FIE), Rose Lamega bénéficie d’un stage d’entraînement à Tbilissi du 15 au 22 juillet. Arrivée dès le 14, elle se prépare sans encadrement technique officiel, mais dans un environnement international stimulant avant l’entrée en lice de sa catégorie, le 24 juillet.
« C’est compte tenu de nos moyens qu’elle est allée seule, sans coach, et qu’elle est l’unique athlète à nous représenter », précise le président.
L’essentiel des frais (billets d’avion, hébergement, repas) est pris en charge par la FIE. La Fédération togolaise, grâce à une subvention annuelle de l’État, a couvert les frais de visa et accordé une petite allocation personnelle.
Une première participation avec des attentes mesurées
Pour cette première expérience à ce niveau, les ambitions restent modestes.
« L’objectif que nous lui avons fixé, c’est au moins de remporter une victoire en poule », indique Victor Lamega.
Consciente des limites du contexte local, la Fédération reste réaliste.
« Ce n’est pas une athlète de haut niveau, mais elle a un potentiel. Ce serait compliqué pour elle de sortir de la poule ou de prétendre à une médaille. Pour espérer sortir de la poule, il faut s’entraîner deux fois par jour, tous les jours. Vu nos conditions, c’est difficile. »», conclut-il.
E.V
Crédit photo : FTE
