Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 21 h 52 min Environnement, Média

Environnement/Togo : Des journalistes formés à l’investigation environnementale

Intitulé « ECOSINT : méthodes et outils pour enquêter sur les enjeux environnementaux », l’atelier réunit plus de 20 journalistes venus du Bénin, du Mali, de la Guinée et du Togo.

Face aux défis croissants liés au changement climatique en Afrique de l’Ouest, Togo Reporting Post (TRP), avec l’appui de Reporters Sans frontières (RSF), forme des journalistes à l’investigation environnementale. Cette formation a démarré ce mercredi 23 juillet et prendra fin le vendredi 25 juillet à Atakpamé.

Intitulé « ECOSINT : méthodes et outils pour enquêter sur les enjeux environnementaux », l’atelier réunit plus de 20 journalistes venus du Bénin, du Mali, de la Guinée et du Togo.

La formation vise à renforcer les compétences techniques et méthodologiques des journalistes, afin de leur permettre d’aborder les thématiques environnementales avec plus de rigueur, de profondeur et d’esprit critique.

« Travailler sur les questions environnementales exige des compétences spécifiques. Il est essentiel de faire émerger un véritable journalisme d’investigation, capable d’aller au-delà des apparences pour révéler ce qui est souvent caché derrière les enjeux écologiques », a souligné Pierre Claver KUVO, coordonnateur du TRP, lors de la cérémonie d’ouverture.

Vue des participants

Vue des participants

Journalisme environnemental et données ouvertes

Pour Ama Clarisse Agbenou, présidente du comité d’organisation, il est temps d’instituer un changement de paradigme :

« Il y a un autre moyen de faire du journalisme : pas seulement la couverture d’activités, mais aussi aller sur le terrain, dénicher des sujets de société, les traiter pour apporter des informations de plus-value à la population. »

Elle insiste sur l’importance de l’exploitation des données ouvertes comme outil d’investigation :

« Aujourd’hui, les données ouvertes sont des techniques vraiment indispensables pour mener des enquêtes. Elles permettent d’obtenir différentes données, à partir de là où on est. Plus terre à terre : on peut être au Togo et avoir accès à des données, peut-être à Kara, ou au Cameroun. »

Des formateurs de référence venus d’Afrique et d’ailleurs

La session bénéficie de l’expertise de plusieurs formateurs reconnus :

Sena Alouka, journaliste environnementaliste et directeur exécutif de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE)  et Kwami Kpondzo, activiste et consultant de JVE interviennent sur les bases écologiques (air, sol, eau, biodiversité, climat) et leur impact sur les communautés.

Vue de la Table d'honneur  lors du lancement de la formation

Vue de la Table d’honneur lors du lancement de la formation

Alexandre Brutelle, journaliste d’investigation et cofondateur de l’Environmental Investigative Forum (EIF), a exposé la méthode d’enquête : formulation de l’hypothèse, pitch, budget, collecte d’informations.

Marie-Louise Mamgue, rédactrice en chef de DataCameroon, a bouclé la première journée avec une initiation au journalisme de données.

À travers des exercices pratiques, les participants développent des sujets d’enquête ancrés dans leur réalité locale.

E.V.

Crédit photo : DR

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