Dans la région de la Kara, l’abandon scolaire demeure préoccupant en 2026. Parmi les principales causes identifiées figurent les difficultés financières des familles, le manque de motivation et d’orientation des élèves, les grossesses précoces, ainsi que l’appréhension des matières scientifiques. Selon les données collectées par le ministère de l’Éducation nationale entre 2024 et 2025, la situation reste alarmante et appelle à des actions urgentes.
Au primaire, 54,9 % des élèves parviennent à achever leur cycle, laissant près de 45 % d’entre eux en situation d’abandon. La situation se dégrade au collège, où le taux de rétention chute à 38,4 %, traduisant une sortie massive avant la fin du premier cycle du secondaire. Au lycée, bien que légèrement plus élevé, le taux de rétention est de 61,1 %, ce qui signifie qu’environ quatre élèves sur dix quittent le système avant la classe de terminale.
Une mobilisation des acteurs éducatifs à Kantè
Face à ce constat, la direction régionale de l’Éducation de la Kara a organisé, le lundi 30 mars à Kantè, une séance de sensibilisation et d’échanges. Cette rencontre, axée sur la problématique de la déperdition scolaire et sur l’orientation vers les filières scientifiques et techniques, a réuni divers acteurs du système éducatif, notamment ceux de l’enseignement secondaire général et technique de la préfecture de la Kéran.
L’initiative vise à renforcer la mobilisation des autorités locales, des leaders communautaires et des parents d’élèves afin de favoriser le maintien des apprenants à l’école. Elle a également permis de rappeler aux parents leur rôle dans le suivi, l’encadrement et l’accompagnement personnalisé de leurs enfants tout au long de leur parcours.
Appel à l’action
Pour le directeur régional de l’Éducation de la Kara, Kirong Patibouyou, la lutte contre la déperdition scolaire passe par la mise en place de mécanismes rendant l’école plus attrayante et mieux adaptée aux besoins des apprenants. Il insiste sur la nécessité de créer un environnement scolaire sain, sécurisé et protecteur, tout en adoptant une approche globale intégrant protection sociale, innovations pédagogiques et gouvernance locale.
Wan
Source : ATOP
Crédit photo : D.R
