Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 6 h 13 min Economie

Economie/Finance -BOAD Development Days : Un laboratoire de solutions et un catalyseur d’impacts

Il s’agit de la dignité des populations de la zone.

La deuxième édition des BOAD development Days (BDD) a été lancée ce jeudi 11 juin 2026, à Lomé. Durant deux jours, plusieurs experts plancheront sur le thème « Bâtir l’avenir de l’UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique ».

L’habitat n’est pas seulement une question de loge ment

Dans son adresse aux participants, Serge Ekué, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), a planté le décor d’une situation préoccupante dans la zone UEMOA.

« L’habitat n’est pas seulement une question de logement. Il est au cœur de notre projet de société, de notre développement économique et de notre ambition collective de souveraineté ».

Pour lui, l’urbanisation galopante ne doit plus être subie, mais transformée en levier de croissance, indissociable de la transition énergétique. Et d’ajouter,

« La souveraineté énergétique n’est plus seulement un objectif sectoriel. Elle est devenue une condition essentielle de notre compétitivité, de notre sécurité économique et de notre développement ».

C’est pourquoi ces deux jours ne devront pas être à nouveau un rendez-vous de vœux pieux, mais l’occasion de passer du constat à l’action en mettant l’ingénierie financière au service d’une cause qui dépasse le cadre de la vocation bancaire. Il s’agit de la dignité des populations de la zone.

Vue partielle de l’assistance

Vue partielle de l’assistance

Djoliba… La Suite » 2026-2030

Pour illustrer ses propos et la volonté de la BOAD, Serge Ekué a annoncé le lancement officiel de la deuxième phase du plan stratégique Djoliba, dénommé « Djoliba…la Suite, 2026-2030 ». Un plan dans lequel l’habitat ne peut plus être traité comme une simple variable d’ajustement social, mais un moteur économique de premier ordre. En finançant l’habitat, la BOAD entend créer des emplois non délocalisables pour les artisans, structurer les filières de matériaux locaux, protéger le pouvoir d’achat des ménages grâce à la sobriété énergétique, et stabiliser les sociétés. La question du financement s’avère donc cruciale et tout le microcosme représenté aux BDD (États, banques de développement, investisseurs institutionnels, secteur privé, marchés financiers, collectivités territoriales et partenaires techniques et financiers) doit mobiliser toutes les forces disponibles.

Sauter les verrous financiers, normatifs et de l’inclusion

Pour y parvenir certains obstacles doivent être rapidement contournés. Il s’agit des obstacles financiers, normatifs (avec l’introduction du Label Bâtiment Vert UEMOA), et ceux de l’inclusion.

Les BDD doivent faire la différence en se refusant de produire des conclusions qui finissent dans des tiroirs, mais qui se traduisent, dès demain, en investissements sur le terrain, soit un laboratoire de solutions et un catalyseur d’impacts.

Miss Darlix

Crédit photo : BOAD

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