Du 4 au 6 août 2025, la sélection nationale senior de beach handball du Togo a participé au Tournoi international de Benghazi, en Libye. L’événement a réuni six nations : la Libye (représentée par deux équipes), le Maroc, le Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie et le Togo, dont la délégation était réduite.
Engagés dans le groupe A, les Éperviers handballeurs ont affronté la Libye A, le Bahreïn et le Maroc. Après deux défaites consécutives face à la Libye A (0-2) et au Bahreïn (0-2), le Togo s’est ressaisi en battant le Maroc 2 sets à 1 lors de son dernier match de poule. Une victoire encourageante, mais malheureusement insuffisante pour accéder aux demi-finales.
Un tournoi exigeant, des enseignements précieux
À l’issue de la compétition, l’entraîneur adjoint de l’équipe nationale, Kossi-Nikabou Tchassanti, a livré son analyse :
« L’objectif initial n’a pas été atteint, mais l’équipe n’a pas démérité. Le voyage a été éprouvant. Deux joueurs sont restés à Lomé à cause de complications avec la compagnie Air Maroc. Malgré les démarches du président de la Fédération, ils n’ont pas pu embarquer. »
Privée de ces éléments clés, l’équipe togolaise a dû évoluer avec seulement 7 joueurs au lieu des 9 ou 10 prévus, limitant ainsi les possibilités de rotation.
« En beach handball, certains joueurs sont spécialisés en attaque, d’autres en défense ou au milieu. Le système de jeu reposait sur des absents. Avec l’effectif au complet, nous aurions pu rivaliser avec la Libye et le Bahreïn. »
Préparée en à peine deux semaines, l’équipe a malgré tout fait preuve de combativité.
« Les joueurs se sont battus, ils ont tout donné. Ce n’était pas suffisant, mais ils n’ont rien lâché », souligne encore le staff.
Objectif CAN 2025 : l’ambition reste intacte
Malgré les obstacles, le moral est au beau fixe. Le staff technique est en pleine phase d’analyse des vidéos du tournoi.
« Les autres équipes n’étaient pas inaccessibles. Beaucoup nous ont félicités, surtout en constatant que nous n’étions que sept. Les autres délégations comptaient 10 à 12 joueurs », note l’entraîneur adjoint.
À la fin du tournoi, une réunion stratégique a été tenue pour préparer les prochaines échéances, notamment la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
« Il faut rapidement regrouper tous les joueurs, y compris ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement à Benghazi, et reprendre les entraînements de manière intensive. À Lomé, nous avons une plage au sable profond, un atout précieux pour la préparation. Avec deux à trois mois de travail sérieux, nous pouvons viser de très bons résultats. »
Nikabou Tchassanti conclut avec optimisme :
« Le Togo a un vrai potentiel. Ce n’est pas pour rien que la Libye nous a invités. Nous avons été vice-champions au Cap-Vert, nous avons bien figuré au Global Tour en Tunisie… Si les autorités nous accompagnent, nous pouvons aller loin. »
E.V.

