Il aura fallu attendre trois journées pour voir le scénario que redoutent autant qu’anticipent les joueuses, les staffs et les supporters : la première prolongation de l’AfroBasket 2025. Elle est survenue dans un match que peu aurait coché comme potentiellement explosif sur le programme : Ouganda -Sénégal, disputé ce lundi au Palais des Sports de Treichville à Abidjan.
Ce duel du groupe C a déjoué tous les pronostics. Face à l’une des nations les plus titrées du continent, l’Ouganda a tenu tête, possession après possession, au point d’arracher une prolongation à l’issue du temps réglementaire (61#61). À ce stade, peu se seraient avancés sur un possible renversement. Mais la prolongation a servi de révélateur : les Ougandaises, portées par Robinson Paige (19 pts) ont trouvé les ressources nécessaires pour prendre l’avantage et s’imposer sur le fil, 73#70.
Plus qu’un simple épisode, cette première prolongation du tournoi souligne à quel point les écarts se resserrent entre les grandes nations du basket africain et des sélections en pleine progression, souvent perçues comme « secondes lignes ». Elle rappelle aussi que dans un tournoi court, le facteur émotionnel, la gestion du stress et la lucidité dans les dernières minutes font la différence.
Si cette première prolongation ne fera pas forcément l’histoire des palmarès, elle restera peut-être comme le point de bascule de ce tournoi 2025. Là où les équipes encore timides auront compris que rien n’est figé, et que tout peut arriver… jusqu’à la dernière seconde de la dernière possession.
Miss Darlix.
